Danger pour le café en Amérique Centrale

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Le secteur de la production de café est en ébullition, depuis le début d'une épidémie de rouille en Amérique Centrale. Plusieurs pays sont sévèrement touchés. Le Brésil se distingue.

La menace de la rouille

La rouille s'est abattue sur l'Amérique Centrale. Cette partie du monde représente 14 % de la production de café arabica, c'est donc un véritable danger qui menace les économies locales.

La rouille se caractérise par une poudre orange, due à un champignon. Elle se répand sur les feuilles de caféier à grande vitesse, puisque cette maladie est extrêmement contagieuse. À ce jour, la rouille a déjà commis de larges dégâts au Costa Rica, au Guatemala, au Honduras ou au Pérou.

Des pertes pour l'économie locale

Les conséquences de cette épidémie sont visibles. Au Costa Rica, les 2/3 de la production de café sont infectés. Au Guatemala, 184 000 hectares sont contaminés et au Honduras, on prévoit d'exporter 767 000 sacs de café en moins. Au total, la production en Amérique Centrale pourrait baisser de près de 3 %. Or, la matière première est un bien précieux pour ces pays : elle permet d'employer plus d'un million de personnes et constitue souvent la première source de revenus.

Le Brésil, en bonne position

Malgré cette épidémie, le marché du café n'est pas menacé. Le Brésil a réalisé pour sa part une production record, avec plus de 20 % cette année, et pourra couvrir la demande mondiale. La Colombie, autre gros producteur, a également été épargnée par la rouille.

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