Danemark : la Première ministre cède la place aux libéraux et à l'extrême-droite

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Danemark : la Première ministre cède la place aux libéraux et à l'extrême-droite
Danemark : la Première ministre cède la place aux libéraux et à l'extrême-droite

« Il y a quelque chose de pourri au Danemark ». Cette nuit, Helle Thorning-Schmidt, Premier ministre danoise, a dû se remémorer cette phrase célèbre de Shakespeare dans Hamlet.

Les Danois étaient appelés jeudi à élire leurs 179 députés du Folketing, la chambre unique du Parlement.  L'extrême-droite a fait une percée historique, donnant la victoire au bloc de droite. Helle Thorning-Schmidt, seule chef de gouvernement dont la notoriété a dépassé les frontières du petit royaume du nord, notamment du fait de son selfie avec Barack Obama et le britannique David Cameron aux obsèques de Nelson Mandela, a annoncé sa démission dans la nuit de jeudi à vendredi. Son parti des sociaux-démocrates a obtenu 26,3% des votes, soit 47 députés, mais le bloc de gauche, avec 89 sièges sur 179, doit céder la place au bloc de droite, qui en a obtenu 90.

Un renversement complet de situation : le 2 octobre 2011, Helle Thorning-Schmidt, ancienne députée européenne, chef des sociaux-démocrates depuis 2005, était nommée Première ministre, devenant la première femme à occuper ce poste, à la tête d'une coalition entre les sociaux-démocrates, la Gauche radicale et le Parti populaire socialiste.

Le Parti populaire danois (DF), formation nationaliste et populiste hostile à l'immigration dirigée par Kristian Thulesen Dahl, a recueilli 21,1%, devant le parti de droite Venstre (19,5%). Le bloc de droite rassemble l'Alliance libérale et les conservateurs. Et c'est Lars Lokke Rasmussen, président du parti libéral, qui va tenter de former un gouvernement.

DF affiche une position intransigeante sur l'immigration 

Pas sûr, pourtant, que le Jean-Marie Le Pen danois y entre. « Nous n'avons pas peur d'entrer au gouvernement, si c'est par là que nous obtenons la plus grande influence politique », a expliqué son Kristian Thulesen Dahl, 45 ans, à l'agence de presse danoise Ritzau, soulignant qu'aucune décision n'avait été prise. Outre ...

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