Dan Carter : " Contrôler cette émotion "

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Dan Carter : " Contrôler cette émotion "
Dan Carter : " Contrôler cette émotion "

Forfait voilà quatre ans contre la France, Dan Carter sera bien sur la pelouse de Twickenham ce samedi en finale de Coupe du monde contre l'Australie. Un match évidemment particulier pour le futur ouvreur du Racing 92 qui va honorer sa 112eme et dernière sélection.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL A LONDRES

Dan Carter, comment vous sentez-vous avant votre dernier match chez les All Blacks ?
Très bien. C'est un superbe défi qui nous attend. Ce qui est important c'est tout au long de la semaine de ne pas jouer le match trop tôt dans sa tête. Il y a cette grande occasion qui nous attend, l'équipe et moi-même on est enthousiaste, mais il faut contrôler cette émotion, ne pas trop penser aux enjeux ou au résultat. Il faut juste assurer, jour après jour, ce qu'on a plutôt bien réussi à faire.

Est-ce le moment le plus important de votre carrière ?
Non, je ne pense pas. Je le vois comme une grande chance après les déceptions que j'ai vécues lors des Coupes du monde précédentes. Je me suis juste concentré sur ce que je pouvais faire pour cette équipe. Cette finale, il ne s'agit pas de moi, ni de ceux qui joueront leur dernier match, mais il s'agit de toute cette équipe des All Blacks de 2015, qui a travaillé très dur cette année. Le seul facteur de motivation est de donner le meilleur de moi-même pour mes coéquipiers. Je veux faire ma partie du boulot.

En 2011, vous aviez raté la finale pour évidemment une énorme déception personnelle alors que votre équipe battait la France...
J’étais catastrophé mais je savais que j’avais encore beaucoup à apporter au rugby néo-zélandais. En 2011, j’avais signé un nouveau contrat de quatre ans car je voulais me donner les moyens de jouer une nouvelle finale de Coupe du monde. Ça peut sembler prétentieux mais c’est ce qui m’a aidé à aller de l’avant à l’époque. C’est un privilège pour moi de faire partie de cette équipe.

Avez-vous déjà pensé offrir la victoire à votre équipe sur un coup de pied ?
Non, mais j'ai vu quelques Coupes du monde et je me souviens quand j'avais 6-7 ans, dans mon jardin, m'être mis dans cette position. C'est quelque chose que l'on aime faire quand on est enfant. Cette semaine, j'ai juste suivi ma routine habituelle, celle qui est gravée dans le marbre. Il n'y a rien qui change.

Comment avez-vous fait pour vous remotiver ces dernières années ?
C'est l'amour pour le maillot des All Blacks. Devenir All Black, c'est quelque chose que j'ai toujours voulu faire et j'ai pu y goûter en 2003 pour la première fois. Je ne voulais pas que ça s'arrête. J'ai eu plutôt une bonne série les 8 premières années. Puis ça a été dur au niveau des blessures, des performances. Mais j'avais un tel amour pour ce maillot, une telle envie de représenter mon pays au plus haut niveau que ça m'a permis de surmonter les moments difficiles. Il y a quelques fois j'ai cru que c'était la fin mais je me retrouve ici maintenant. Je dois remercier les entraîneurs qui ont continué à me faire confiance, c'est aussi un facteur de motivation que d'avoir envie de leur rendre cette confiance.

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