Damon Albarn, Chelsea boy

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Damon Albarn, Chelsea boy
Damon Albarn, Chelsea boy

Il est le génie derrière Blur, Gorillaz et pas mal d'autres projets, mais Damon Albarn est aussi un homme qui vibre pour Chelsea. Un supporter tardif mais fidèle qui garde quelques anecdotes sous le coude entre invasion de pelouse, chaussures perdues et l'amour d'une fille pour Fernando Torres.

Entre le PSG et Chelsea, le match se dispute aussi en tribunes invités. À l'aller, Jay-Z et Beyoncé ont vu leur nouvelle équipe de cœur limiter les dégâts (1-1) depuis la corbeille présidentielle du Parc des Princes entre David Bekcham et Jamel Debbouze. Une belle opération d'image pour le club parisien, même si monsieur et madame Carter sont presque aussi crédibles en supporters du PSG que ce gros coquin d'Ezequiel Lavezzi en apôtre de l'abstinence. Entre Michael Caine, Sebastian Coe, Sienna Miller, John Major, Guy Ritchie, Madonna (le temps de son mariage avec ce dernier) ou les Pistols Steve Jones et Paul Cook, les Blues ont aussi du répondant au niveau des fans célèbres. Mais aucun ne rivalise avec Damon Albarn, un homme qui pèse lourd dans l'industrie musicale et a contribué à rendre un peu plus glam un club qui ne l'était pas vraiment au milieu des années 90.
En couv' des Inrocks avec le maillot de Chelsea
L'histoire remonte à une époque où l'Angleterre croit encore que le monde de la musique gravite autour d'elle. En 1995, la britpop atteint son acmé, et le pays a envie de se déchirer en deux camps. D'un côté, il y a les prolos d'Oasis, et de l'autre, les petits bourges de Blur. On caricature, mais l'époque n'aime pas s'embêter avec la subtilité. Et comme souvent là-bas, le foot n'est jamais trop loin. Les frères Gallagher ne passent pas une interview sans revendiquer leur amour pour Manchester City, un club alors promis à une éternité de lose et dont on dit que ses fans "viennent au stade pour voir pousser le gazon". En face, Damon Albarn ne jure que par Chelsea. Si les autres membres du groupe penchent plutôt discrètement pour Arsenal, le leader de Blur met volontiers en avant son amour des Blues. "Personne ne l'avait poussé à poser avec son maillot en couverture des Inrocks", explique Jean-Daniel Beauvallet rédacteur en chef du mensuel devenu hebdomadaire. Beauvallet connaît bien le personnage pour le pratiquer en interview depuis une vingtaine d'années. Il sait que le garçon n'a pas grand-chose en commun avec les frangins Gallagher dans le fond. Fils d'un animateur de radio de la BBC et d'une décoratrice de théâtre, Albarn a vécu une enfance "bobo" avant l'heure. "Il jouait un peu au lads pour faire comme les frères Gallagher, alors qu'il était 100 fois plus malin qu'eux. Porter un maillot de...


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