Damien Chouly : " Produire un tout autre jeu "

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Le XV de France se déplace dimanche en Ecosse pour le compte de la 4eme journée du Tournoi des VI Nations. L'occasion pour Damien Chouly de revenir sur le dernier match perdu contre le pays de Galles et d'évoquer le prochain face au XV du Chardon, coaché par son ex-entraîneur à Clermont Vern Cotter.

Damien Chouly, quel est le programme de cette semaine ?
Nous avons la chance d’avoir une semaine un peu plus longue par rapport à celle du pays de Galles. Je pense que nous allons en profiter un maximum surtout pour régler tous ces petits points, offensifs bien évidemment, et défensifs également. Il faut toujours travailler ces secteurs-là si nous voulons avoir plus d’automatismes, être plus réalistes, et faire preuve de plus de maîtrise quand nous avons le ballon, chose qui nous a coûté cher au pays de Galles.

C’est justement le réalisme qui vous a manqué à Cardiff ?
Oui, clairement. Nous avons passé une bonne vingtaine de minutes dans leur camp, notamment près de leur ligne d’en-but sans pouvoir marquer. Nous savons qu’à ce niveau-là les occasions sont très rares et qu’il faut savoir les concrétiser quand elles se présentent.

« Nous sortons d’une prestation moyenne »

A titre personnel,  ça se passe plutôt bien pour vous dans ce Tournoi...
Oui ça va (rires)... Pour l’instant. Mais nous pouvons encore nous améliorer. L’important c’est ce que produit l’équipe. Et nous restons sur une défaite. Nous sommes tous revanchards, on a envie de repartir de l’avant donc nous allons surtout nous appliquer à bien préparer ce match contre l’Ecosse. Nous allons être bien reçus, on est prévenus. A nous de faire ce qu’il faut.

Les matchs actuels semblent vous permettre d’exprimer davantage vos qualités. Partagez-vous ce constat ?
Clairement oui, car c’est un jeu qui est basé sur l’initiative. Nous essayons de déplacer le ballon et c’est quelque chose qui me plait, et qui convient plus à mon profil. Du coup j’essaie d’apporter mes qualités au service de cette équipe. Pour l’instant, nous prenons du plaisir sur le terrain. C’est quand même le plus important.

Pouvez comprendre, sans manquer de respect à l’Ecosse, que le public attend une finale contre l’Angleterre ?
Bien sûr, je le peux comprendre. Mais nous en saurons plus après le match contre l’Ecosse. Ce qui m’importe aujourd’hui, c’est comment on va se présenter en Ecosse dimanche et relever ce défi, et je parle pour l’équipe. Car encore une fois, je sais qu’ils vont bien préparer ce match et ils mettront un point d’honneur à vouloir nous battre. Attention, nous sortons d’une prestation tout de même moyenne contre le pays de Galles pour les raisons que nous avons évoquées. Si nous voulons espérer quelque chose à l’extérieur, il faudra produire un tout autre jeu.

« On entend les cornemuses, les chants »

Vous êtes méfiant car vous connaissez le jeu de leur entraîneur Vern Cotter aussi ?
Oui, c’est l’une des raisons. Mais c’est surtout parce que l’équipe d’Ecosse est, selon moi, en progrès constant depuis quelques années. Ils l’ont encore montré à la Coupe du Monde. C’est une équipe qui est de plus en plus complète, homogène et capable de batailler pendant 80 minutes. Vern Cotter a un jeu basé sur beaucoup de déplacements des joueurs et du ballon qui requiert des qualités physique du numéro 1 au 15.

Ressentez-vous la patte de Cotter sur cette équipe ?
Aujourd’hui nous sentons qu’ils sont en possession de leurs moyens. Ils sont capables de tenir le ballon sur une vingtaine de temps de jeu, mettre à mal l’adversaire et aussi maintenant de faire mal en mêlée. Ils sont encore plus costauds, notamment sur les ballons portés. C’est tout le travail que nous avons à faire cette semaine pour rivaliser face à cette équipe. Il faudra pour nous faire preuve de constance et d’une grande maîtrise si nous voulons espérer remporter ce match.

L’ambiance est assez particulière à Murrayfield avec par exemple l’hymne écossais a cappella. Comment la jugez-vous ?
Cela fait partie de l’esprit de ce stade et de cette ville. Nous sentons que les personnes à l’intérieur du stade sont à 300% et donnent tout pour leur équipe. Ils chantent pendant 80 minutes. On entend les cornemuses, les chants. Ça pousse fort derrière. C’est sûr que les joueurs ne seront pas seuls ce week-end.

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