Damas promet un "régime de calme" jeudi à Alep

le , mis à jour à 23:12
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 (Ajoute déclarations de l'armée syrienne, précisions) 
    AMMAN/WASHINGTON, 4 mai (Reuters) - L'armée syrienne s'est 
engagée à appliquer un "régime de calme" pendant 48 heures à 
Alep à partir de jeudi matin, a annoncé mercredi la télévision 
publique syrienne. 
    Cette trêve prendra effet à partir de 01h00 du matin heure 
locale (mercredi 22h00 GMT), a déclaré l'état-major. 
    L'armée gouvernementale, citée par la télévision, a 
également imputé aux rebelles la mort de dizaines de civils dans 
des tirs de mortier ou de roquettes dans la grande métropole du 
nord de la Syrie. L'état-major n'a pas dit ce qu'il ferait en 
cas d'attaques de la rébellion.  
    Alep est le théâtre de violents combats depuis plus d'une 
semaine qui ont fait voler en éclats l'accord de cessation des 
hostilités entré en vigueur le 27 février dernier. 
    Depuis ce week-end cependant, des trêves locales sont 
entrées en vigueur dans les régions de Damas et de Lattaquié.  
    Dans la soirée de mercredi, le département d'Etat américain 
a annoncé que Washington et Moscou avaient conclu un accord pour 
étendre cet arrêt des combats à Alep et qu'ils se 
coordonneraient pour renforcer la surveillance de sa mise en 
oeuvre. 
    Il est capital que Moscou redouble d'efforts pour presser le 
président syrien Bachar al Assad d'appliquer cette cessation des 
hostilités, a insisté le porte-parole du département d'Etat Mark 
Toner, Washington promettant pour sa part d'inciter les forces 
d'opposition à faire taire leurs armes. 
     "Notre objectif reste, et a toujours été, celui d'une 
cessation des hostilités portant sur l'ensemble du pays, pas une 
série de trêves locales", a souligné Mark Toner dans un 
communiqué. 
    L'envoyé spécial des Nations unies pour la Syrie, Staffan de 
Mistura, qui s'emploie parallèlement à maintenir sur les rails 
un processus de paix engagé en mars dernier à Genève, a 
rencontré le secrétaire d'Etat américain John Kerry lundi dans 
la ville suisse et le ministre russe des Affaires étrangères 
Sergueï Lavrov mardi à Moscou.  
    Avant de rentrer mardi à Washington, John Kerry s'est dit 
convaincu qu'un accord de cessation des hostilités pourrait être 
restauré en Syrie. Il a toutefois prévenu qu'il faudrait 
quelques jours avant que les commandants sur le terrain en 
soient informés et que les armes se taisent.  
    La bataille d'Alep s'est poursuivie mercredi, faisant des 
dizaines de victimes selon l'Observatoire syrien des droits de 
l'homme (OSDH).   
    Réunis dans la journée à Berlin, les ministres allemand et 
français des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier et 
Jean-Marc Ayrault, ont jugé primordial qu'un cessez-le-feu entre 
en vigueur dans la ville du nord de la Syrie pour relancer les 
négociations de paix.   
    Le conseiller spécial de l'Onu sur les questions de 
prévention et de règlement des conflits, Jan Egeland, a accusé 
quant à lui Damas de refuser que les Nations unies acheminent de 
l'aide à la moitié environ des 905.000 habitants de Syrie piégés 
dans des zones assiégées ou difficiles d'accès.   
     
     
     
     
 
 (Timothy Ahmann,; Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse pour 
le service français) 
 
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