Damas pose ses conditions pour les pourparlers de Genève

le
0
 (Actualisé avec citations, contexte §4-9) 
    BEYROUTH, 9 janvier (Reuters) - Le gouvernement syrien est 
prêt à participer aux négociations de paix qui doivent s'ouvrir 
le 25 janvier à Genève, mais souhaite obtenir les noms des 
représentants de l'opposition qui y assisteront, a annoncé le 
ministre des Affaires étrangères lors d'un entretien avec 
l'émissaire de l'Onu Staffan de Mistura, à Damas. 
    Walid al Moualem a également demandé à obtenir la liste des 
mouvements qui seront classés parmi les organisations 
terroristes, précise la presse publique.  
    Cette liste censée définir quels groupes pourront être 
combattus après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu doit être 
dressée dans le cadre du plan de paix adopté le 18 décembre par 
le Conseil de sécurité de l'Onu.   
    Le gouvernement syrien considère tous les groupes qui 
tentent de renverser le président Bachar al Assad comme des 
formations terroristes, y compris les rebelles participant au 
conseil de l'opposition formé récemment pour superviser les 
négociations. 
    Rebelles et membres de l'opposition doutent que ces 
pourparlers de paix puissent débuter comme prévu. Ils ont 
demandé cette semaine à Staffan de Mistura un arrêt des 
bombardements de l'armée régulière sur les zones civiles, la 
libération de détenus et la levée des blocus imposés sur 
certaines zones tenues par l'opposition. 
    Les tensions récentes entre l'Arabie saoudite et l'Iran, qui 
chacun soutient un camp dans le conflit syrien, n'ont fait 
qu'ajouter au pessimisme ambiant. 
    "La Syrie est prête à prendre part aux réunions à Genève 
suivant le calendrier prévu, et a confirmé la nécessité 
d'obtenir la liste des organisations terroristes et la liste des 
noms des groupes de l'opposition syrienne qui y prendront part", 
a indiqué Walid al Moualem à l'émission onusien. 
    Les dirigeants de l'opposition ne sont pas satisfaits de 
l'initiative de l'Onu parce qu'elle n'aborde pas un point 
essentiel à leurs yeux, l'avenir de Bachar al Assad. 
    Des rebelles syriens ont indiqué vendredi qu'une pression 
générale était exercée sur l'opposition afin qu'elle fasse des 
concessions, entretenant une certaine défiance à l'égard de la 
tentative de conciliation. 
     
 
 (Tom Perry, Jean-Philippe Lefief pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant