Damas insiste sur une opposition unie aux pourparlers de Genève

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    GENEVE, 4 mars (Reuters) - Le chef de la délégation syrienne 
aux pourparlers de paix qui viennent de se tenir à Genève a 
confirmé samedi que le seul accord obtenu portait sur le contenu 
des discussions à venir. 
    Et Damas, a souligné Bachar al Dja'afari, insiste toujours 
pour avoir face à lui une délégation unifiée de l'opposition, ce 
qui n'a pour l'instant pas été le cas. 
    "Rien de final n'a été adopté jusqu'à présent, si ce n'est 
un accord sur un ordre du jour. C'est la seule chose à laquelle 
nous ayons abouti cette fois-ci", a-t-il dit à la presse. 
    Les quatre sujets à l'ordre du jour des prochaines 
discussions, tels qu'ils ont été mis au point avec le médiateur 
de l'Onu, Staffan de Mistura, au terme vendredi de dix jours de 
discussions, sont tous sur le même plan, a-t-il ajouté. 
    C'est notamment le cas de la lutte contre le "terrorisme", 
point sur lequel le gouvernement syrien insistait. 
    Bachar al Dja'afari a redit l'insistance des autorités de 
Damas sur la présence d'une seule délégation de l'opposition. 
    "Et pas d'une opposition qui se détermine en fonction des 
besoins des services de renseignement du Qatar, d'Arabie 
saoudite, de Jordanie ou d'Israël".  
    La principale instance de l'opposition représentée à Genève 
est le HCN (Haut Comité pour les négociations), constitué avec 
le soutien de l'Arabie saoudite. 
    Elle a accepté provisoirement le document donné aux 
délégations par les Nations unies et comprenant douze principes 
généraux sur l'avenir de la Syrie. 
    Son représentant, Nasser al Hariri, a exprimé vendredi sa 
satisfaction d'avoir pu pour la première fois discuté "de la 
transition politique", en d'autres termes de la Syrie après le 
départ du pouvoir du président Bachar al Assad. 
    Une prochaine session de discussions pour tenter de mettre 
fin à un conflit qui a fait plus de 300.000 morts en six ans 
devrait se tenir ce mois-ci, sans doute à partir du 20 mars. 
    Staffan de Mistura a exprimé un optimisme mesuré quant à la 
suite du processus, filant une métaphore ferroviaire. 
    "Le train est prêt, il est en gare, le moteur en marche. 
Tout est prêt, on a simplement besoin d'un coup d'accélérateur", 
a-t-il dit à la presse vendredi soir. "Et l'accélérateur, ce 
sont ceux qui ont participé à cette session qui le commandent". 
 
 (Yara Abi Nader et Issam Abdallah, Gilles Trequesser pour le 
service français) 
 
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