Damas dément toute recrudescence de la présence militaire russe

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AMMAN, 8 septembre (Reuters) - Le gouvernement syrien a démenti mardi toute recrudescence de la présence militaire russe en Syrie, assurant qu'aucun soldat russe ne combattait aux côtés de l'armée loyaliste. Le ministre de l'Information Omran al Zoubi a dénoncé des informations "concoctées par les cercles occidentaux du renseignement" pour faire croire que l'armée syrienne est trop affaiblie sans l'aide de son allié russe et justifier un accroissement de l'aide à la rébellion. "Il n'y a pas de forces russes et il n'y a pas d'action militaire russe en territoire syrien par terre, mer ou air", a déclaré Omran al Zoubi sur l'antenne d'Al Manar, la chaîne de télévision du Hezbollah. "Tout cela sert à insinuer que l'Etat syrien est faible et que l'armée syrienne s'est affaiblie au point de devoir recourir à l'aide directe de ses amis", a déclaré le ministre syrien. La Russie fournit des armes au régime syrien et sa flotte dispose d'une base en Syrie, à Tartous, sur la Méditerranée. Selon le New York Times, qui cite des spécialistes américains du renseignement, la Russie a envoyé récemment un détachement avancé en Syrie. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry s'en est inquiété auprès de son homologue russe Sergueï Lavrov au cours du week-end. (voir ID:nL5N11B0PJ ) Plusieurs journaux de la région, citant des sources syriennes, annoncent quant à eux l'arrivée d'un nombre croissant de soldats russes dans une nouvelle base située près de Lattaquié, le bastion de la famille de Bachar al Assad. Lors d'une conférence sur la sécurité en Israël, Amos Gilad, conseiller du ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon, a déclaré que les Russes pourraient à la fois vouloir soutenir Damas et accentuer leur lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique, contre lequel les Etats-Unis ont formé une coalition il y a un an. "Nous avons été informés que les Russes étaient entrés dans une phase d'intervention active. Les Américains attaquent (...). L'Occident et maintenant, de fait, les Russes et le monde entier essaient de s'unir contre l'EI", a déclaré Amos Gilad. Le conseiller n'a pas pu en dire plus sur le degré d'implication des Russes sur le terrain. "Ils n'ont pas encore commencé à travailler. Ils sont encore en train de renforcer leurs capacités", a-t-il dit. (Suleiman al Khalidi, avec Dan Williams à Herzliya, Israël; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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