Damas autorise l'envoi d'aide humanitaire à 11 villes assiégées

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    NATIONS UNIES, 3 juin (Reuters) - La Syrie a autorisé jeudi 
les Nations unies et la Croix-Rouge à envoyer courant juin des 
convois d'aide humanitaire dans au moins 11 des 19 villes 
encerclées par son armée, au moment où les Etats-Unis et la 
Grande-Bretagne réclament le parachutage d'aide dans celles 
auxquelles Damas refuse l'accès. 
    Dans un communiqué, la mission syrienne auprès de l'Onu 
établit une liste des localités auxquelles l'accès est désormais 
autorisé, dont le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk près 
de Damas et la ville de Madaya à la frontière libanaise, mais 
aussi les villages chiites de Foua et Kefraya, qui sont eux 
encerclés par les insurgés. 
    Deux autres villes de la banlieue de Damas assiégées par 
l'armée gouvernementale, Daraya et Douma, figurent sur une autre 
liste, plus restrictive, puisque seule l'aide médicale, les 
fournitures scolaires et le lait pour les bébés pourront y être 
acheminés. 
    Daraya n'a plus reçu d'aide alimentaire depuis 2012 et les 
Nations unies ont fait savoir que le départ d'un convoi 
humanitaire programmé vendredi avait été repoussé. 
    Bien que la ville, située au sud-ouest de Damas, ne figure 
pas sur la liste des destinations approuvées par le gouvernement 
syrien, le responsable des affaires humanitaires de l'Onu, Jan 
Egeland, a dit avoir reçu des "indications claires" qu'un convoi 
transportant de la nourriture pourrait se rendre à Daraya dans 
les prochains jours. 
    Le mois dernier, les Etats membres du Groupe international 
de soutien à la Syrie (GISS), dont la Russie et les Etats-Unis, 
avaient convenu que le Programme alimentaire mondial (Pam) 
pourrait larguer de l'aide aux localités assiégées si celle-ci 
ne pouvait être acheminé par voie terrestre. 
    De sources diplomatiques, on souligne cependant que ces 
largages aériens ne pourraient pas se faire sans l'aval de 
Damas. 
    L'opposition syrienne met de son côté en garde sur le fait 
que le gouvernement de Bachar al Assad pourrait autoriser des 
livraisons d'aide ponctuelles pour alléger la pression 
internationale, avant de refermer à nouveau les portes. 
     
 
 (Michelle Nichols; Tangi Salaün pour le service français) 
 )
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