Damas accuse Paris, Londres et d'autres de soutenir le terrorisme

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    BEYROUTH, 21 avril (Reuters) - Le Premier ministre syrien et 
son ministre des Affaires étrangères ont accusé jeudi la France 
et la Grande-Bretagne, ainsi que plusieurs puissances 
régionales, de soutenir le terrorisme et d'alimenter les combats 
dans le pays. 
    Le chef du gouvernement syrien, Wael al Halaki, a déclaré 
que Paris et Londres, ainsi que l'Arabie saoudite, le Qatar et 
la Turquie ne souhaitaient pas que le conflit se règle par la 
voie politique. 
    Ces propos interviennent alors que le processus de 
négociations ouvert à Genève sous médiation de l'Onu semble 
définitivement compromis après l'annonce du départ de la 
délégation de l'opposition.   
    "Ces régimes s'efforcent d'intensifier les actions 
terroristes, de soutenir les terroristes et de détruire l'accord 
de cessation des hostilités trouvé par la Russie et les 
Etats-Unis", a-t-il déclaré, selon l'agence de presse officielle 
Sana. 
    Le ministre des Affaires étrangères, Walid al Moualem, avait 
déclaré plus tôt dans la journée que plusieurs Etats, dont la 
Turquie, continuaient de fournir des armements sophistiqués aux 
rebelles et que le gouvernement syrien allait accentuer son 
combat contre le terrorisme. 
    L'accord de cessation des hostilité conclu sous les auspices 
de Washington et Moscou et entré en vigueur le 27 février a 
permis dans un premier temps de réduire la violence dans l'ouest 
du pays, mais les combats ont repris ces dernières semaines avec 
de plus en plus d'intensité. 
    Les déclarations de Damas montre que le régime, activement 
soutenu par la Russie depuis six mois, se sent en position de 
force. 
 
 (John Davison avec Omar Fahmy au Caire; Nicolas Delame pour le 
service français) 
 
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