Damas accepte le principe de la suspension des combats

le , mis à jour à 14:03
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 (actualisé avec Kurdes, et Hammond sur les Kurdes) 
    DAMAS, 23 février (Reuters) - Le gouvernement syrien a 
annoncé mardi avoir accepté de suspendre les "opérations de 
combats" conformément au projet de trêve américano-russe qui 
exclut de son champ d'application l'organisation Etat islamique 
(EI) et le Front al Nosra, émanation locale d'Al Qaïda. 
    Dans un communiqué, le régime dit qu'il se coordonnera avec 
Moscou pour définir les zones et les groupes concernés par la 
trêve et souligne l'importance que revêt à ses yeux le bouclage 
des frontières et l'arrêt de l'aide apportée aux groupes armés 
par des puissances étrangères. 
    Damas accepte "une cessation des opérations de combats sur 
la base d'une poursuite des efforts militaires contre Daech, le 
Front al Nosra et les autres organisations terroristes qui leur 
sont liées. 
    Il faut, ajoute le régime, "empêcher ces organisations de 
renforcer leurs capacités ou de se déplacer afin d'éviter que 
cet accord soit violé." 
    Damas se réserve le droit de répliquer à la moindre des 
violations du cessez-le-feu par des groupes armés visant des 
civils ou les forces gouvernementales. 
    Les Etats-Unis et la Russie ont présenté lundi un plan en 
vue d'une cessation des hostilités en Syrie, proposant que 
celle-ci entre en vigueur le samedi 27 février.   
    Les belligérants devront faire savoir au plus tard le 26 
février à midi heure de Damas (10h00 GMT) s'ils acceptent cette 
proposition. Si c'est le cas, les combats devront cesser à 
minuit, précisent Américains et Russes dans un communiqué 
commun. 
    Par la voix de son vice-Premier ministre Numan Kurtulmus, la 
Turquie a salué mardi le projet américano-russe de suspension 
des opérations militaires en Syrie, tout en faisant part de ses 
réserves sur les chances de succès des discussions portant sur 
la transition politique. 
    Il a souligné qu'Ankara avait des doutes sur les opérations 
que les forces russes pourraient mener contre l'opposition 
modérée et contre les civils. 
    A Londres, le secrétaire au Foreign Office, Philip Hammond, 
a déclaré disposer d'éléments inquiétants laissant penser que 
les Kurdes de Syrie se coordonnent avec le régime syrien et avec 
l'armée de l'air russe. 
    "Nous recueillons depuis quelques semaines des éléments 
inquiétants montrant qu'il y a coordination entre les forces des 
Kurdes de Syrie, le régime syrien et l'armée de l'air russe, qui 
nous mettent mal à l'aise en ce qui concerne le rôle que jouent 
les Kurdes dans tout cela", a dit Philip Hammond au parlement 
britannique. 
 
 (Kinda Makieh et Guy Faulconbridge; Nicolas Delame et Eric Faye 
pour le service français) 
 
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