Daley, l'autre Blind

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Daley, l'autre Blind
Daley, l'autre Blind

C'est bien connu, il n'est jamais facile de marcher dans les traces d'un papa superstar. Thibault Giresse, Enzo Zidane, Yoann Gourcuff, Valère Germain ou encore Grégoire Puel en France ; Paolo Maldini, Jamie Redknapp, Niko Kranjcar, Andreas Laudrup, Jordi Cruyff, André et Jordan Ayew à l'étranger? La liste est longue et non exhaustive mais la carrière de certains de ces enfants de stars demeure plutôt courte. Aux Pays-Bas, il est aujourd'hui un joueur qui parvient à faire honneur à la riche carrière de son papa, illustre défenseur central des Oranje dans les années 80-90. Daley Blind, fils de Danny, semble le digne héritier de son père. Pourtant, il n'avait pas marqué les esprits français lors du match amical contre les Bleus (victoire 2-0 de la France) en mars dernier. Mais depuis, c'est aux yeux du monde entier qu'il a affiché ses qualités. Pour sa première Coupe du Monde, le défenseur de l'Ajax Amsterdam a été sous le feu des projecteurs lors de la démonstration offensive face à l'Espagne (5-1). Deux passes décisives et un match plein. Suffisant pour que l'on parle enfin de lui dans la presse internationale.

Le départ de Martin Jol comme déclic

Dans son pays, Daley Blind est déjà un défenseur reconnu. Pourtant, c'est au poste de milieu de terrain qu'il a été formé à l'école amstellodamoise. Et son parcours à l'Ajax s'est révélé plutôt chaotique. Il aura en fait fallu le départ de Martin Jol en décembre 2010 pour lancer sa carrière. Frank de Boer prend la relève, lui offre du temps de jeu et met en place une réorientation du jeu vers l'offensive. Le déclic pour ce défenseur que l'on a longtemps accusé d'être là grâce à l'influence de son père, tour à tour joueur (1986-1999), entraîneur (2005-2006), directeur sportif (2008-2009), adjoint de Martin Jol (2009-2010) et directeur technique (2011-2012) de l'Ajax Amsterdam. Des accusations de népotisme qui seront rapidement balayées face aux performances du joueur. En 2011, l'Ajax, qui vivait une période de disette, remporte son premier titre depuis sept ans. Daley Blind éclot en pleine période faste pour le club amstellodamois. Trois titres suivront rapidement et une distinction personnelle quand les supporters de son club l'éliront joueur de l'année en 2013.

Pisté par Dortmund, Liverpool et Man Utd

Mais le graal pour ce défenseur latéral, il le vivra le 6 février 2013. Sur ses terres, à l'Arena Amsterdam, il vit sa première sous le maillot Oranje contre l'Italie (1-1). Beaucoup suivront ensuite jusqu'au Brésil. Contrairement à son papa, Daley Blind ne sort pas du lot physiquement. Mais il a d'autres atouts : sa lecture du jeu et sa qualité de passe. En avril dernier, il a prolongé son contrat avec l'Ajax Amsterdam jusqu'en 2016. Une marque de fidélité à 24 ans. Mais ses prestations remarquées lors des deux premières rencontres des Pays-Bas au Mondial font de lui une nouvelle cible en plein Mercato estival. Le Borussia Dortmund, Liverpool et Manchester United se sont renseignés à son sujet. Sa polyvalence (ndlr : il peut aussi évoluer en sentinelle devant la défense) lui offre aujourd'hui l'embarras du choix. En marchant dans les traces de son père, Daley Blind n'imaginait peut-être pas en arriver là. D'autant qu'il a déjà battu son père sur un terrain. Si son palmarès n'est pas encore aussi fourni que celui de Danny, Daley a déjà deux matchs de Coupe du Monde à son actif. Son papa, adjoint de van Gaal pendant ce Mondial, ne peut pas en dire autant.

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