Dakota du Nord : les Amérindiens opposés à un oléoduc menacés d'expulsion

le , mis à jour à 17:56
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Dakota du Nord : les Amérindiens opposés à un oléoduc menacés d'expulsion
Dakota du Nord : les Amérindiens opposés à un oléoduc menacés d'expulsion

C’est une «zone à défendre» au milieu des plaines glacées nord-américaines. Depuis le printemps dernier, la mobilisation contre la construction d’un oléoduc dans le Dakota du Nord n’en finit pas de prendre de l’ampleur. Entre 3000 et 7000 personnes, issues de 300 tribus amérindiennes et des mouvements écologistes, campent désormais au nord de la réserve amérindienne des Sioux de Standing Rock.  

 

La tribu sioux de Standing Rock affirme que l'oléoduc «Dakota Access Pipeline» (DAPL), qui doit traverser la rivière Missouri juste au nord de sa réserve, menace sa source d'eau potable et que les équipes de construction ont déjà détruit plusieurs sites sacrés d'inhumation et de prière.

 

VIDEO. Les Indiens d’Amérique unis contre la construction d’un oléoduc

 

Démarrés en avril puis suspendus, les travaux ont repris le 11 octobre. Les opposants, réunis dans le campement baptisé Oceti Sakowin, se dressent contre les bulldozers. Alors que les températures descendent désormais jusqu’à -20°C, le gouverneur du Dakota du Nord et le Corps des ingénieurs de l’armée leur ont donné un ultimatum pour quitter les lieux avant lundi. Pas question de quitter notre terre, leur ont répondu les leaders sioux cette semaine. «Le campement Oceti Sakowin est situé sur la terre ancestrale des Lakota, Mandan, Arikara et Nord Cheyennes; un territoire jamais cédé au gouvernement fédéral des Etats-Unis. Comme le stipule le Traité de Fort Laramie de 1851, c’est une terre souveraine propriété de la Grande Nation Sioux», ont-ils rappelé dans un communiqué. Entre-temps, quelque 2000 vétérans amérindiens de l’armée américaine ont annoncé qu’ils arriveraient dimanche sur le site pour se joindre au mouvement.

 

 

Le campement Oceti Sakowin, le 29 novembre 2016. En raison des conditions hivernales extrêmes, le gouverneur et le Corps des ingénieurs de l'armée demandent aux manifestants ...

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