"Daech visait l'Occident avant même le califat"

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Photo non datée d'Abou Mohammed al-Adnani, publiée sur la version en ligne d'al-Nabaa, le magazine hebdomadaire de l'EI.  
Photo non datée d'Abou Mohammed al-Adnani, publiée sur la version en ligne d'al-Nabaa, le magazine hebdomadaire de l'EI.  

L'homme qui appelait à tuer les Français, « où qu'ils soient », n'est plus. Avec la mort d'Abou Mohammed al-Adnani, abattu en Syrie par un tir de drone américain, Daech a perdu bien plus qu'un porte-parole. Dans une enquête retentissante publiée par le New York Times, la journaliste Rukmini Callimachi, l'une des meilleures spécialistes de l'État islamique au monde, a révélé que ce djihadiste syrien était en réalité à la tête d'une unité baptisée Emni, chargée de fomenter des attentats en Occident. Interviewée par Le Point, elle explique pourquoi cette véritable « DGSE djihadiste », responsable notamment des attentats du 13 novembre, survivra sans doute à la mort de son chef.

Le Point.fr : Abou Mohammed al-Adnani était-il bien plus qu'un simple porte-parole de l'EI ?

Rukmini Callimachi : Officiellement, Abou Mohammed al-Adnani est en effet le porte-parole de l'EI. Mais d'après mes recherches, notamment les documents de la DGSI auxquels j'ai eu accès, je me suis rendu compte qu'il est en réalité beaucoup plus. C'est le chef de l'Emni qui, en arabe, est un adjectif qui signifie « sécurité ». Il s'agit d'une sorte de « bureau de sécurité », une unité décrite comme les services secrets de l'EI. L'une de ses branches est consacrée aux attaques commises en dehors de la Syrie. Son rôle est...

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