Daech perd des territoires... mais s'étend vers le Liban et gagne des combattants

le , mis à jour à 17:56
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Daech perd des territoires... mais s'étend vers le Liban et gagne des combattants
Daech perd des territoires... mais s'étend vers le Liban et gagne des combattants

Le groupe Etat islamique (EI) perd peu à peu le contrôle de territoires en Syrie et en Irak. Concrètement, en cette fin d'année 2015, la zone sous le joug de Daech (acronyme arabe de l'EI) est 14% plus petite qu'en 2014, selon l'institut spécialisé IHS Jane's basé outre-Manche, à Londres. Mais faut-il y voir pour autant le déclin de l'organisation terroriste ? Pas vraiment, car si elle perd des territoires au nord, elle en gagne au sud-ouest de la Syrie, en direction du Liban.

Daech a perdu 12 000 km². L'EI contrôlerait aujourd'hui un territoire de 78 000 km², contre 90 000 km² l'an dernier. L'une des pertes de l'EI est la zone frontalière nord entre la Turquie et la Syrie, dans la région de Tal Abyad, qui était l'un des principaux points de passage de la frontière turque pour le groupe. Ce groupe extrémiste, qui a proclamé la création d'«un califat islamique» en juin 2014, a essuyé plusieurs échecs en Irak et en Syrie, mais il a, en revanche, commis une série d'attaques spectaculaires à travers le monde qui ont fait des centaines de morts.

En Syrie, le groupe s'est retiré de vastes territoires dans la province de Hassaké (nord-est) et de plusieurs localités dans celle d'Alep (nord).

En Irak, il a perdu le contrôle de la ville de Baïji et sa raffinerie dans la province de Salaheddine en octobre, et de Sinjar à l'ouest de Mossoul le mois dernier. Ces défaites l'ont privé d'une route d'approvisionnement stratégique entre l'Irak et la Syrie, et d'autres régions à Diala et Kirkouk.

Les Kurdes gagnent des territoires. A l'inverse de l'EI, les Kurdes syriens, principaux opposants à Daech, auraient presque triplé leur zone d'influence qui s'étend aujourd'hui à près de 16 000 km². «Daech est attaqué sur plusieurs fronts et par différents acteurs, comme le Parti de l'Union démocrate kurde (PYD) à Hassaké, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à Sinjar», ...

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