Daech : les jihadistes gagnent de nouveau du terrain à Kobané

le
0
Daech : les jihadistes gagnent de nouveau du terrain à Kobané
Daech : les jihadistes gagnent de nouveau du terrain à Kobané

Les frappes de la coalition internationale et la résistance des Kurdes avaient réussi mi-octobre à freiner la progression du groupe Etat islamique (Daech) à Kobané, cette grande ville frontalière du nord de la Syrie où se joue depuis plus de deux mois un combat sanglant avec les jihadistes. Ce samedi, les islamistes sont toutefois en passe de regagner du terrain aux portes de la Turquie.

Pour la première fois, les affrontements ont éclaté à la limite entre les deux pays, sur un poste-frontière très stratégique. Si les jihadistes arrivaient à maîtriser ce point limitrophe, ils seraient en capacité d'étouffer et de reprendre les abords nord de Kobané aux Kurdes. Ces dernières 24 heures, au moins 28 personnes sont mortes dans la zone disputée, dont 17 jihadistes et les deux kamikazes qui ont lancé des attaques-suicides.

Deux attaques-suicides

Les affrontements ont commencé samedi «après deux attaques jihadistes à l'aube, au poste-frontière séparant la Turquie de Kobané», a précisé dans la matinée le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Dans un premier temps, un homme a mené une attaque à la voiture piégée et l'autre avec une ceinture explosive. Les combats ont alors éclaté avec les YPG, les Unités de protection du peuple kurde, une milice qui défend Kobané.

«L'Etat islamique a mené des attaques à une vingtaine de mètres du poste-frontière (côté syrien), qui est encore sous contrôle des YPG, et de violents combats ont éclaté à 5 heures», a complété un responsable turc local. «Deux explosions ont été entendues. Il pourrait s'agir d'une attaque suicide ou d'une attaque à la bombe», a-t-il confirmé. Des méthodes qui correspondent à celles de Daech depuis son offensive de Kobané lancée le 16 septembre.

Les Kurdes syriens accusent la Turquie de soutenir Daech

Turcs et Kurdes ne sont en revanche pas d'accord sur un point central concernant ces ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant