Dacca-La police cherche six complices de l'attaque du restaurant

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    DACCA, 5 juillet (Reuters) - La police bangladaise a annoncé 
mardi être à la recherche de six membres d'un groupe islamiste 
soupçonnés d'avoir aidé le commando qui a attaqué vendredi soir 
un restaurant de Dacca et a tué 20 personnes. 
    Les policiers ont commencé également à interroger les 
familles des agresseurs pour tenter de comprendre ce qui a 
transformé en tueurs ces jeunes hommes, issus, pour certains de 
milieux éduqués et privilégiés.  
    L'attaque a été revendiquée par l'Etat islamique. 
    Les policiers estiment que le groupe Jama'atul Mujahideen 
Bangladesh (JMB), un groupe bangladais interdit ayant fait 
allégeance à l'Etat islamique, a joué un rôle important dans 
l'organisation de l'opération. 
    "Six membres de JMB sont soupçonnés dans cette affaire. Nous 
essayons de les arrêter parce qu'ils pourraient être les 
cerveaux", a déclaré Saiful Islam, un des enquêteurs. 
    La police est en train d'interroger plus de 130 membres de 
JMB déjà sous les verrous dans l'espoir d'obtenir des indices, 
précise l'enquêteur qui estime qu'il n'y a "pas de preuve de 
liens étrangers". 
    JMB a été accusé d'avoir participé à un grand nombre 
d'assassinats qui se sont produits ces derniers temps au 
Bangladesh. 
    La police a tué six membres du commando en donnant l'assaut 
samedi matin au bâtiment abritant le restaurant, 12 heures après 
le début de l'attaque. Deux suspects ont en outre été blessés et 
sont à l'hôpital. 
    Au moins trois des agresseurs étaient issus de familles 
riches et progressistes et avaient fait leurs études dans des 
établissements prestigieux de Dacca, alors que l'islamiste 
bangladais traditionnel est issu d'un milieu pauvre et a étudié 
dans une école coranique (madrassa). 
    Trois des attaquants étaient portés disparus depuis le début 
de l'année, a annoncé la police.  
    Deux avaient étudié dans une université privée en Malaisie. 
    L'un des tireurs était en revanche d'une famille pauvre et 
avait étudié dans une madrassa tandis qu'un autre venait d'un 
mieux de la classe moyenne-populaire, a déclaré un autre 
responsable policier sous le sceau de l'anonymat. 
 
 (Ruma Paul avec Aditya Kalra, Serajul Quadir à Dacca et Rupam 
Jain à New Delhi; Danielle Rouquié pour le service français) 
 
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