D-Vine, la machine Nespresso du vin

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VIDÉO - L'appareil permet de déguster un verre de vin à domicile avec la température et l'aération optimales adaptées à chaque cru. Le tout en moins d'une minute. Une nouvelle façon de consommer.

Blanc, rouge, rosé. Quel que soit le vin, il est possible d'avoir un sommelier connecté à domicile. Concrètement, la machine détecte le contenu du flacon grâce à un capteur lorsque celui-ci est inséré dans la fente prévue à cet effet. Le vin s'écoule dans la machine acclimaté instantanément à la température correspondante au cru. Un système d'aération s'active également en fonction de l'air nécessaire pour le vin choisi avant qu'il soit déversé dans le verre. Deux paramètres qui constituent 50% de la qualité du vin, selon les experts. Détail important: après chaque utilisation, un cycle de rinçage à l'eau permet de nettoyer le circuit.

Les vins sont proposés dans des flacons en verre de 10cl, hermétiques et vidés d'air. C'est l'équivalent de la contenance d'un verre de vin dans la restauration. L'avantage: pouvoir consommer au verre sans avoir à entamer de bouteille, en plus petit quantité et donc avec la possibilité de proposer une plus grande diversité de vin à ses invités. La puce présente sur chaque flacon permet d'obtenir des renseignements sur le vin en question. Leurs prix varient entre 2 et 16 euros pour un grand cru classé, mais la fiole moyenne est à 4 euros.

Prix de la machine: 499 euros. Leur argument de vente: «À 1200 euros le Thermomix Vorwerk, vous avez un cuisinier à la maison. Nous, on propose le sommelier pour moins de la moitié.» Elles peuvent être achetées principalement sur Internet mais aussi dans leurs locaux à Nantes ainsi que lors des réunions de démonstration à Paris. Depuis plusieurs semaines, un showroom a ouvert dans la capitale pour tester la machine. À terme, la commercialisation a vocation à se faire à domicile avec des ambassadeurs de type Thermomix ou Tuperware.

«On a une trentaine de vins, complémentaires pour toutes les occasions avec un tour de France des grandes appellations», décrit Thibaut Jarousse, le co-fondateur. Ce sont les clients qui suggèrent de nouveaux vins. L'entrepreneur assure que «l'accueil est très bon, même dans les grands châteaux car ils ont conscience que la forte concurrence impose de proposer des expériences différentes».

«Lors de nos démonstrations, on fait goûter le vin avant et après le passage en machine. Les gens voient vraiment la différence», assure la direction. Le plus gros marché, «ce ne sont pas les experts ni les consommateurs qui n'ont pas d'affinité particulière avec le goût du vin. Ce sont tous ces gens qui ne s'y connaissent pas mais sentent cette différence», le «casual drinker». «C'est un marché potentiellement énorme», affirme Thibaut Jarousse qui rappelle que le vin au verre représente deux tiers des commandes en restaurant.

Leur constat de départ: il existe beaucoup de choses dans le café, la bière, le soda et paradoxalement, rien là ou c'est le plus compliqué, le vin. «On s'est dit que les gens souhaitaient pouvoir consommer dans leur salon du vin avec le même confort et la même qualité qu'au restaurant», raconte Thibaut Jarousse, l'un des trois associés.

Une success story

Plusieurs levées de fonds ont permis de réunir près de 800.000 euros en 2014. En guise de gage aux investisseurs, il a fallu prendre le pari de lancer une campagne sur Ulule en guise de gage «avec le risque d'un échec public», se remémore Thibaut Jarousse. Le succès est tel que la startup reçoit plus de 150 précommandes sur le site. Des clients prêts à miser sur un produit qu'ils ne recevront qu'un an plus tard, le 15 novembre prochain. L'entreprise rafle une nouvelle levée de fonds qui vient doubler son budget. L'industrialisation de la D-Vine peut être lancée.

Prochain objectif de la startup: tester le marché anglais. Ils présenteront leur machine lors d'un grand événement à la City fin novembre. À plus long terme, leur ambition se tourne clairement vers l'international. «On compte se déployer dans plusieurs grandes capitales du monde d'ici cinq ans», explique Thibaut Jarousse. Le marché du vin est aujourd'hui assez concentré. Sur les 120 milliards d'euros issus du marché, la moitié est concentrée dans seulement six pays : États-Unis, Chine, France, Italie, Allemagne et Angleterre. Et au sein même de ces pays, la consommation est concentrée dans quelques grandes agglomérations.

500 machines sont actuellement en fabrication. Elles font travailler 30 industriels, dont les deux tiers en France. 16 personnes composent aujourd'hui l'effectif de l'entreprise, dont 9 permanents. L'objectif est de recruter cinq à six nouveaux CDI l'an prochain.

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