D.Szarzewski : « Nous avons essayé de positiver »

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Face à la presse, Dimitri Szarzewski est revenu sur l'état d'esprit de ses coéquipiers après la défaite du Racing 92 lors de la finale de la Champions Cup contre les Saracens.

Dimitri Szarzewski, comment avez-vous senti le groupe après la défaite en finale de Champions Cup ? Je suis moi-même surpris par l’état d’esprit. Je pensais que le groupe allait être beaucoup plus affecté, c’est plutôt une bonne nouvelle. Les rôles des entraîneurs et des leaders ont été importants. Nous avons essayé de positiver et de relativiser même si, une défaite en finale, ça fait mal. Elle n’est pas tout à fait digérée donc c’est pour ça que nous allons essayer de renouer avec la victoire le plus vite possible. Ce serait bien de faire un bon match contre Pau pour retrouver de la confiance. Que vous a dit le staff ? Ils nous ont félicités par rapport à notre parcours. Nous avons quand même gagné face au triple champion d’Europe en quarts puis nous sommes allés l’emporter à Leicester. Ce ne sont pas n’importe qui. Ils ont demandé de savourer malgré tout, de profiter de notre soirée et de se retrouver entre nous. Ils ont organisé une belle fête à Lyon où nous avons passé un agréable moment, je pense. La déception de l’an dernier en Coupe d’Europe peut-elle vous aider à gérer cette fin de saison ? C’est sûr, nous allons nous en servir. J’ai également bien aimé la phrase des entraîneurs. Cette semaine quand nous sommes rentrés, ils ont écrit « on ne perd jamais, soit on gagne, soit on apprend ». Forcément, là nous avons appris. J’espère que nous allons nous servir de cela pour la suite de notre aventure.

Quels secteurs avez-vous pointés du doigt après la finale de Champions Cup ? Dans l’utilisation du ballon, nous avons laissé beaucoup d’énergie mais nous n’avons pas toujours été efficaces. Comme j’ai pu le dire à la mi-temps et à la fin du match, nous nous sommes épuisés face à cette défense à essayer de multiplier les temps de jeu. Nous avons été très peu récompensés. Marquer seulement neuf points, alors qu’il y a eu, chez nous, une débauche d’énergie importante comparée à eux. Ils marquent vingt et un points dont un ballon porté mais, après, c’est sur nos erreurs. C’est beaucoup plus facile comme cela, ils laissent beaucoup moins d’énergie dans ces conditions. Après, nous avons pu voir qu’ils ont été dominateurs sur le jeu au pied. Ils nous ont maintenus chez nous et gardés sous pression. Nous avons eu du mal à sortir de notre camp. Comment avez-vous vécu l’épisode Dan Carter ? Imaginez si le staff avait pris la décision de ne pas faire jouer Dan Carter et que nous perdions le match. Tout le monde aurait dit : « Vous êtes complètement fous. Vous avez Dan Carter dans l’équipe, vous ne le faites pas jouer. Vous avez rien compris au rugby ». Pour moi la question de Carter ne se pose pas. C’est facile de parler après le match, de dire que nous n’aurions pas dû le faire jouer.
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