D'ex-putschistes du Burkina refusent de rendre les armes

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OUAGADOUGOU, 28 septembre (Reuters) - Le Régiment de sécurité présidentielle (RSP) du Burkina Faso, à l'origine de l'éphémère coup d'Etat de la mi-septembre, refuse de rendre les armes, a annoncé lundi le chef d'état-major des forces armées. La garde prétorienne a été dissoute vendredi par décret pris lors du premier conseil des ministres qui a suivi le rétablissement dans ses fonctions du président de transition, Michel Kafando. (voir ID:nL5N11V3V7 ) Mais le processus de désarmement est dans une impasse depuis dimanche, précise l'état-major dans un communiqué, l'imputant au refus d'officiers de l'ex-RSP de respecter le désarmement. Plusieurs de ses membres, poursuit le communiqué, seraient à l'origine d'incidents et d'actes d'intimidation contre les militaires chargés du processus de désarmement. Dans une interview accordée lundi à la chaîne de télévision France 24, le général Gilbert Diendéré, à l'origine du putsch avorté, assure pour sa part que le désarmement se poursuivra en dépit des menaces et des arrestations visant des membres de l'ancienne garde présidentielle. "Les choses sont en train de rentrer dans l'ordre, je crois que l'opération va continuer, cela prendra du temps", a-t-il dit. (Nadoun Coulibaly et Mathieu Bonkoungou; Henri-Pierre André pour le service français)

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