D'autres villes que Paris pourraient finalement encadrer les loyers

le
1

INFOGRAPHIE - Après Lille, la ville de Grenoble a demandé à pouvoir expérimenter l'encadrement des loyers. Le Premier ministre n'y est pas hostile.

La mesure ne devait plus se limiter qu'à la ville de Paris. Vendredi dernier, le premier ministre, Manuel Valls, a annoncé son souhait de limiter dans un premier temps l'encadrement des loyers prévu dans la loi Alur (Loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové) à la capitale. Mais les rangs des mécontents tendent à se gonfler. Première à monter au créneau, la maire de Lille Martine Aubry a obtenu du premier ministre la possibilité d'expérimenter la limitation des loyers dans sa ville. «Si en plus de Paris, d'autres villes comme Lille sont volontaires pour expérimenter l'encadrement des loyers, qu'elles le fassent», a finalement indiqué Manuel Valls dans le Journal du dimanche. L'édile de Grenoble Christophe Ferrari, ne s'est pas fait prier et a lui aussi décidé de demander au Premier ministre la permission d'appliquer la limitation des tarifs locatifs.

Le texte élaboré par Cécile Duflot, alors ministre du Logement, prévoit que dans les zones tendues, les loyers ne pourront excéder de plus de 20 % un «loyer médian» fixé par le préfet. À l'origine, le texte avait prévu que l'encadrement des loyers s'appliquerait dans 28 villes et agglomérations marquées par un fort déséquilibre entre offre et demande de logements. Si deux maires ont pour l'heure manifesté leur désaccord avec les propositions de Manuel Valls, d'autres pourraient donc leur emboîter le pas.

À l'opposé, les professionnels de l'immobilier et les représentants des propriétaires ont manifesté leur approbation. «Ce revirement spectaculaire est le résultat d'une prise de conscience salutaire des réalités et de l'aberration du dispositif instauré par la loi ALUR», a fait savoir François Gagnon, Président ERA France et ERA Europe. Jean Perrin, président de l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI), a lui aussi salué l'abandon de la réglementation des loyers. Même la Confédération nationale du Logement (CNL), favorable à la mesure sur le principe, a précisé qu'elle jugeait raisonnable les aménagements apportés au dispositif: «la méthode employée (...) rendait cette proposition inflationniste voire inefficace», rappelle l'organisme dans un communiqué, mais cette encouragement est surtout pour la confédération l'occasion de rappeler que «seul le gel des loyers sur tout le territoire et dans tous les secteurs locatifs aurait été une véritable mesure sociale».

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • b.renie le mardi 2 sept 2014 à 07:21

    C'est la pagaille ! Oui ou non l'encadrement des loyers est-il un obstacle ou un frein à la mise en chantier de de logements nouveaux ? Incohérence comme dab !!!! Quant à la crise du logement ??????????