Cyclisme: Yoann Offredo estime sa sanction "disproportionnée"

le
0

PARIS (Reuters) - Yoann Offredo, suspendu un an par la Fédération française de cyclisme pour manquements aux règles de localisation, a affirmé mercredi dans un communiqué reçu par Reuters n'avoir jamais triché et estime "disproportionnée" la sanction qui lui a été infligée.

Le coureur de l'équipe FDJ-BigMat, suspendu jusqu'au 31 janvier 2013, envisage une action devant la justice.

"C'est avec consternation que j'ai appris du groupement des coureurs professionnels français (UNCP) la suspension d'une année qui m'a été infligée (...). Je n'ai jamais nié deux des fautes administratives que j'ai commises, ayant provoqué trois 'no show'", dit-il dans ce communiqué.

"J'ai tenté de me défendre au mieux en rappelant que je disputais une compétition quand, en juillet 2011, un contrôleur s'est présenté chez moi. J'ai toujours essayé de représenter au mieux l'image du cyclisme auprès de ses nombreux détracteurs, toujours soutenu la lutte antidopage, toujours condamné les tricheurs."

Le coureur de 25 ans estime également que la sanction qui lui a été infligée est sans commune mesure avec la gravité des faits.

"Il me semble, toutefois, que dans l'échelle des sanctions infligées aux coureurs, cette suspension d'un an est disproportionnée", dit-il.

Yoann Offredo est le deuxième coureur français sanctionné cette année après le multiple champion du monde sur piste Grégory Baugé qui, pour le même manquement, a écopé d'une peine différente (suspension rétroactive de 10 mois avec perte des résultats acquis dans cette période).

La Française Jeannie Longo, accusée des mêmes fautes, était parvenue en fin d'année 2011 à faire valoir des vices de procédure pour éviter une sanction.

Enfin, pour le même motif, le rugbyman bayonnais Yoann Huget a été sanctionné de trois mois de suspension et a raté la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande.

Yoann Offredo voit, lui, sa saison 2012 terminée avant même d'avoir commencé.

"Je le crie de toutes mes forces, je n'ai jamais triché et j'ai toujours pratiqué le cyclisme avec honnêteté. Je suis aujourd'hui triste, désabusé et meurtri. Cette sanction cause un dommage à ma carrière et à ma réputation", dit-il.

"Elle met en doute l'homme que je suis et je me réserve le droit d'en appeler au jugement d'une cour civile. Non pour revenir seulement à la compétition mais pour faire valoir une sanction juste."

Lors de son audition par la commission de discipline, Yoann Offredo avait admis ses négligences tout en essayant de faire valoir que la dernière infraction était survenue tandis qu'il disputait une course en Belgique. L'argument n'a pas été jugé recevable.

Chrystel Boulet-Euchin, édité par Henri-Pierre André

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant