Cyclisme: Wiggins, des jambes et un mental dans le Paris-Nice

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BRADLEY WIGGINS, DES JAMBES ET UN MENTAL
BRADLEY WIGGINS, DES JAMBES ET UN MENTAL

MENDE, Lozère (Reuters) - Le cyclisme est évidemment une affaire de jambes mais au plus haut niveau, celui qu'il faut atteindre pour gagner Paris-Nice, c'est aussi une question de mental et une nouvelle fois Bradley Wiggins a su allier les deux pour maîtriser jeudi la cinquième étape de la Course au soleil.

Le leader du Team Sky avait bien entendu le souvenir de la souffrance qui fut la sienne dans le Tour de France 2010 quand il fallut grimper le Causse de Mende, dans le sillage des Espagnols Alberto Contador et Joaquim Rodriguez, passés à l'attaque.

Depuis cette date, "Wiggo" a changé de statut, sa troisième place dans la Vuelta et sa victoire dans le Critérium du Dauphiné en 2011 lui ayant enseigné la manière de bien tenir le choc en montagne et dans les pentes plutôt favorables aux grimpeurs.

Pour terminer troisième de la cinquième étape de Paris-Nice et maîtriser son rival Alejandro Valverde au classement général dont il est toujours leader, Bradley Wiggins a mis en pratique la stratégie énoncée la veille à Rodez: "Dans une montée sèche, il faut tout donner, rouler à bloc !"

Il a donc demandé à ses équipiers Rigoberto Uran et Richie Porte d'imprimer un rythme très élevé dès le pied de l'ascension, sans à-coups et dans un style qui convient parfaitement au rouleur qu'il est avant tout. A l'arrivée, il pouvait être satisfait.

"C'était une journée d'enfer avec ce froid. Il faisait un peu plus chaud dans la dernière montée, et je dois remercier mes coéquipiers Richie Porte et Rigoberto Uran, qui ont fait un travail dingue. La priorité reste le contre-la-montre final, mais d'ici-là nous avons peut-être passé le plus dur aujourd'hui", a-t-il expliqué à l'issue de la course.

"Ce n'est pas vraiment mon type d'ascension, mais j'ai beaucoup travaillé cet hiver sur ces efforts. C'est très prometteur. En ce moment ma forme est meilleure que jamais, et je veux continuer à travailler sur les points où il me reste quelques faiblesses. Tout le monde attendait l'étape d'aujourd'hui, alors maintenant tout se jouera dimanche", a-t-il poursuivi.

Gilles Le Roc'h, édité par Olivier Guillemain

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