Cyclisme: Tyler Hamilton répond à Pat McQuaid, patron de l'UCI

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TYLER HAMILTON RÉPLIQUE À PAT MCQUAID
TYLER HAMILTON RÉPLIQUE À PAT MCQUAID

PARIS (Reuters) - Tyler Hamilton, dont le témoignage a précipité la chute de Lance Armstrong, a tiré mardi à boulets rouges sur le président de l'Union cycliste internationale (UCI), Pat McQuaid, déclarant que l'Irlandais n'avait pas sa place dans le sport.

Pat McQuaid a qualifié Tyler Hamilton et Floyd Landis, qui a également témoigné contre Lance Armstrong, de "sacs à merde", lundi, lorsque l'UCI a ratifié la décision de l'Agence américaine antidopage (Usada) de suspendre à vie le Texan et de le priver de ses sept victoires sur le Tour de France.

Tyler Hamilton et Floyd Landis, tous deux Américains, font partie des 11 équipiers d'Armstrong à avoir témoigné contre lui devant l'Usada.

"Les commentaires de Pat McQuaid montrent l'hypocrisie de sa gouvernance et démontrent pourquoi il est incapable de changements significatifs", dit Tyler Hamilton dans un communiqué transmis mardi.

"Plutôt que de saisir l'occasion de donner de l'espoir à la génération future, il continue de pointer du doigt, de distribuer les blâmes et attaquer ceux qui parlent franchement, des procédés qui ne sont pas longtemps efficaces. Pat McQuaid n'a pas sa place dans le cyclisme."

Lundi, lors d'une conférence de presse donnée à Genève, Pat McQuaid a remercié ceux qui avaient témoigné devant l'Usada mais il a ensuite épinglé Tyler Hamilton et Floyd Landis, les deux premiers équipiers d'Armstrong à avoir brisé le silence.

"Landis a commencé. Il était au fond du trou et il a dit ce qu'il fallait pour mettre son sport à terre", a dit le président de l'UCI. "Ce qui m'agace, c'est que Landis et Hamilton se font passer pour des héros. Ce ne sont pas des héros, ce sont des sacs à merde. Ils ont causé des dégâts dans le sport."

Floyd Landis, qui s'est vu retirer sa victoire sur le Tour de France 2006 pour dopage, et Tyler Hamilton ont tous deux dit que l'UCI avait dissimulé un contrôle positif de Lance Armstrong à l'EPO sur le Tour de Suisse 2001.

L'UCI a toujours nié avoir couvert un contrôle positif, indiquant qu'il existait un échantillon d'Armstrong "suspect" mais pas "positif". "Nous n'avons rien dissimulé car il n'y avait rien à dissimuler", a affirmé Pat McQuaid lundi.

Chrystel Boulet-Euchin, édité par Gilles Trequesser

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