Cyclisme - Tour de France : le meilleur d?Antoine Blondin

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Antoine Blondin ici lors du Tour de France en 1982 en compagnie du cycliste australien Phil Anderson.
Antoine Blondin ici lors du Tour de France en 1982 en compagnie du cycliste australien Phil Anderson.

En 1955, Louison Bobet remportait son troisième Tour de France. Les Français se massaient déjà en nombre au bord des routes, se branchaient à leurs transistors et dévoraient les comptes rendus de l?étape du jour dans les pages noircies des journaux. L?information n?était pas encore instantanée et il fallait s?en remettre aux suiveurs pour connaître le scénario et la dramaturgie de chaque journée sur la Grande Boucle. C?était il y a soixante ans, été au cours duquel un certain Antoine Blondin suivait son premier Tour de France. Chroniqueur au journal L?Équipe, l?écrivain a mis des mots justes sur les exploits et les maux des coureurs. Calé dans la « 101 », l?une des voitures attitrées des suiveurs, il a raconté la France des villes et des champs, ses paysages et son feuilleton estival favori au cours de 27 Tours et 524 chroniques. Le Tour de France a offert à Antoine Blondin ses plus belles pages en lui permettant de décrire aux premières loges les géants de l?épreuve que sont Bobet, Anquetil, Merckx et Hinault.

Les lecteurs découvraient un morceau de littérature coincé entre les colonnes du journal sportif, sans connaître le penchant pour la boisson de l?écrivain, son bégaiement et son attirance pour une course qu?il n?a cessé de magnifier. « On quitte les bras de sa mère pour le guidon d?une bicyclette », avait-il coutume de résumer. Soixante ans, donc, après son dernier Tour de France, Le...

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