Cyclisme: Tony Gallopin au contact des stars au Qatar

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par Gilles Le Roc'h

PARIS (Reuters) - Au sein de la formation RadioShack-Nissan des frères Schleck et de Fabian Cancellara, le Français Tony Gallopin fait le pari de deux années d'un apprentissage au plus haut niveau pour confirmer un talent reconnu de tous.

Le coureur français dispute sa cinquième saison professionnelle après avoir remporté, en 2011, la Coupe de France.

Chez les Gallopin, le vélo est une affaire de famille et Tony, très fier de son héritage, n'y coupe pas.

Son père Joël a été professionnel dans les années 1970 pour servir notamment le Néerlandais Joop Zoetemelk.

Son oncle Guy, ancien équipier de Sean Kelly, a été son premier directeur sportif dans l'équipe Auber 93 en 2008 et 2009 et Alain, ancien kiné et ami de Laurent Fignon, veille désormais chez lui dans la multinationale dirigée par Johann Bruyneel animée par les égos parfois très développés de ses têtes d'affiche.

"Entre les deux, raconte Tony Gallopin, j'ai vécu deux belles années chez Cofidis et je comprends que ses dirigeants puissent nourrir une certaine amertume après mon départ."

"C'est le cyclisme. Moi, je voulais disputer les plus grandes courses, découvrir une équipe étrangère et puis bien entendu travailler avec mon oncle Alain. C'était notre projet commun."

"BEAUCOUP DE TALENT"

La première prise de contact avec ses équipiers eut lieu en novembre en Belgique pour un stage administratif puis plus sérieusement au cours de deux stages en Espagne.

Son adaptation ne semble pas poser de problèmes.

"Tout le monde parle Anglais et ce n'était pas facile au début mais je m'y mets sérieusement. Ici, on me demande d'apprendre le haut niveau et Johan Bruyneel ne me met pas la pression", explique Tony Gallopin.

"Je fais partie du groupe des classiques et je vais avoir un beau programme. Je repousse mes ambitions personnelles de deux ans. J'aurais alors 25 ans et, je pense, une expérience importante. Courir auprès de Fabian (Cancellara) m'apporte déjà beaucoup. Sur le vélo, il suffit de le regarder faire et en dehors, il parle beaucoup."

Lui n'est pas un bavard. Son oncle Alain le retrouvera dimanche à Oman mais au Qatar, son directeur sportif, Dirk De Mol, ancien vainqueur de Paris-Roubaix, est déjà séduit.

"C'est un très beau coureur et je pense qu'il a beaucoup de talent, dit le Flamand. Il a la classe et j'aime son comportement. Il ne la ramène pas beaucoup. Il observe, écoute et retient les leçons."

"Ici au Qatar, il est l'un des plus forts de l'équipe. Il disputera Paris-Nice ou Tirreno-Adriatico puis quelques classiques mais pas toutes."

Un programme dont le jeune Français se contente avec le sourire.

"Je ne demande pas à disputer le Tour de France. Je me contente de faire ce qu'on me dit", assure-t-il.

"L'équipe Cofidis était professionnelle mais dans ce groupe, il y a une sérénité étonnante. Sans doute l'acquis de ce qui s'est construit depuis des années. Ici on travaille pour préparer les grands rendez-vous et en ayant pour objectif de les gagner !"

Edité par Gregory Blachier

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