Cyclisme: Thomas Voeckler face à son avenir

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par Gilles Le Roc'h

GRENOBLE, Isère (Reuters) - Après avoir fêté sa victoire dans la sixième étape du Critérium du Dauphiné, vendredi, et fait part de son soulagement d'avoir enfin gagné en 2013, Thomas Voeckler a évoqué son avenir.

Pour lui, le passé proche est synonyme de malchance, de chutes, de blessures et d'absence de résultats.

Le présent évoque sa reconstruction, le retour du sourire et du plaisir de pouvoir pratiquer à nouveau son sport comme un jeu.

L'avenir immédiat est le championnat de France, la préparation au Tour et la reprise de son équipe par un nouveau sponsor.

Il y a un an, Thomas Voeckler avait quitté le Critérium du Dauphiné lors de la grande étape de montagne Saint Alban-Leysse - Morzine avec le genou blessé et le moral atteint. Sur ce point, ayant recouvré sa santé et une bonne condition physique, le leader de l'équipe Europcar sera moins stressé.

"Quand je suis tombé dans la première étape du Tour de Belgique, en mai, mon équipier Sylvain Chavanel m'a dit 'jamais deux sans trois, voilà tu ne tomberas plus'. J'espère vraiment que le proverbe se vérifiera dans le championnat de France que j'ai déjà gagné deux fois (2004 et 2010, NDLR)."

"Je vais avoir 34 ans dans deux semaines et je pense que l'expérience sera un avantage à Lannilis le 23 juin, mais pour être le favori, il aurait fallu que le circuit soit plus sélectif. Par le passé, mon équipe dominait cette course mais à présent, avec son effectif, c'est la FDJ qui est la plus forte."

"UNE SUPER AVENTURE"

Six jours après le championnat, démarrera le Tour de France que Voeckler a auréolé de ses exploits en 2004 (dix jours en jaune), 2009 (une victoire d'étape), 2010 (une victoire d'étape), 2011 (dix jours en jaune, 4e du classement final) et 2012 (deux victoires d'étape et maillot à pois).

"Sur le Tour, admet-il, j'ai fait tout ce que je pouvais faire et je ne peux pas rêver mieux. Je vais donc essayer de reproduire ce que je sais faire en prenant la course au jour le jour. En savourant."

L'avenir pour Thomas Voeckler c'est enfin le prochain contrat puisque le sien comme celui du sponsor de son équipe Europcar arrivent à échéance.

Il y a trois ans, le Français avait été loyal en attendant jusqu'au dernier moment de la saison cycliste pour se donner un avenir et son attitude avait permis à son manager, Jean-René Bernaudeau, de faire signer Europcar.

Cette année, l'entreprise de location de voitures ne semble pas pouvoir continuer pour des raisons économiques et aucun repreneur n'a été trouvé pour l'heure.

"Depuis la présentation de l'équipe au mois de janvier mon discours est le même (...) Nous vivons une super aventure depuis deux ans et demi", souligne-t-il.

"Au niveau sportif et celui de notre image, on ne peut pas faire mieux mais économiquement, je crois qu'on ressent le contexte de la crise. Je sais que Jean-René Bernaudeau se démène mais il ne faudrait pas que ça s'éternise.

"Je ne vais pas attendre la fin septembre. Il me faut des garanties bien plus tôt."

Edité par Olivier Guillemain et Gilles Trequesser

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