Cyclisme: Thomas Voeckler déçu mais sans regrets

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THOMAS VOECKLER DÉÇU MAIS SANS REGRETS
THOMAS VOECKLER DÉÇU MAIS SANS REGRETS

par Gilles Le Roc'h

VALKENBURG, Pays-Bas (Reuters) - L'équipe de France a quitté le championnat du monde de cyclisme à Valkenburg sans médaille mais avec le sentiment du devoir accompli et après avoir cru un temps en la réussite de Thomas Voeckler, une nouvelle fois irréprochable.

"Les gars, on court pour gagner!" Telle était la consigne de Laurent Jalabert, sélectionneur des Bleus, avant le départ.

"Je sais que c'était un peu prétentieux, que nous n'avons pas gagné des courses de ce style depuis longtemps mais je savais qu'avec Thomas Voeckler, c'était possible!", a expliqué l'ancien champion après la course.

Le plan français était simple: durcir la course pour que la sélection soit nette, pour que les sprinteurs ne survivent pas, pour que le titre se joue entre une poignée d'hommes dont Thomas Voeckler devait faire partie.

Ainsi Jérôme Coppel a-t-il pris place dans la première échappée. Puis Maxime Bouet a sauté dans le contre et tous les deux ont fait un travail considérable quand leur leader est revenu sur eux à 80 kilomètres de l'arrivée, en compagnie notamment d'Alberto Contador.

La tentative était belle mais s'est avérée trop difficile à mener jusqu'à la dernière ligne droite. Trop peu de coureurs ont travaillé avec les Français et les Espagnols, trop de nations ont été piégées.

"J'ai compris rapidement que ce n'était pas jouable et je suis resté sagement dans les roues", a raconté Thomas Voeckler.

"Quand le peloton s'est reformé, j'ai repris le plan initial. Je pensais qu'il y aurait l'attaque de (Philippe) Gilbert ou d'un autre dans le Cauberg mais qu'il y aurait ensuite un temps mort et alors j'aurais porté une attaque, à un peu plus d'un kilomètre de l'arrivée."

"Gilbert a attaqué mais il n'y a pas eu de temps mort. A l'arrivée je fais une place, septième, mais quatrième cela aurait été pareil. Je suis déçu mais je n'ai pas de regret. Nous avons fait une très belle course, j'ai senti un dévouement total de mes équipiers. Il est dommage que nous ayons perdu des hommes dans une chute à quatre tours de l'arrivée (Tony Gallopin et Arthur Vichot) mais les chutes font partie de la course."

Si l'équipe de France a donc quitté Valkenburg sans récompense, elle en repart aussi sans amertume. C'est la grande différence avec les années passées, même si elle devra encore attendre pour trouver un successeur à Anthony Geslin, médaille de bronze en 2005.

Edité par Gregory Blachier

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