Cyclisme: Sylvain Chavanel a des rêves plein la tête

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SYLVAIN CHAVANEL SE PRÉPARE POUR LE PARIS-NICE
SYLVAIN CHAVANEL SE PRÉPARE POUR LE PARIS-NICE

par Gilles Le Roc'h

WADI AL HUWQAYN, Oman (Reuters) - Le champion de France Sylvain Chavanel (Omega Pharma-Quick Step) entame en 2012 sa treizième saison professionnelle et c'est avec beaucoup d'appétit qu'il se lance dans un alléchant programme.

Chavanel prévoit de disputer notamment Paris-Nice, les classiques du printemps, le championnat de France du contre la montre, le Tour de France, la course en ligne des Jeux olympiques à Londres et le championnat du monde à Valkenburg (Pays-Bas) fin septembre.

Il se confie à l'Agence Reuters.

Reuters : Sylvain Chavanel, vous semblez, à 32 ans, toujours plus passionné par votre métier ?

Sylvain Chavanel : J'ai en effet beaucoup d'objectifs en tête. Mon équipe a beaucoup changé, un nouveau co-sponsor, un nouveau matériel, de nouveaux coureurs tels que Tony Martin ou Levi Leipheimer et ce nouvel élan apporte beaucoup d'enthousiasme.

Finalement, mes objectifs sont toujours les mêmes mais l'approche sera un peu différente.

R : Vous parlez de votre programme de courses ?

SC : Oui, cela faisait cinq ans que je disputais le Trophée de Majorque et le Tour d'Algarve et cette année, j'ai disputé le Tour de San Luis en Argentine avant le Tour d'Oman. C'était une bonne idée compte tenu des conditions climatiques en France depuis trois semaines.

Au Tour de San Luis, j'ai comptabilisé 1.150 kilomètres en une semaine. En rentrant en France, il y avait 28 centimètres de neige devant ma porte mais ce n'était pas grave. Le travail avait été fait et j'ai pu faire de l'entretien sur home trainer sans culpabiliser.

R : Paris-Nice (4-11 mars) sera votre premier objectif ?

SC : Oui et je suis sûr d'y être en bonne condition. L'idée est que mon équipe gagne à Nice, avec Tony Martin, vainqueur en 2011, Levi Leipheimer ou moi-même. Et que nous soyons tous les trois dans les dix premiers.

R : Viendront ensuite les classiques. Votre deuxième place au Tour de Flandres 2011 vous donne-t-il plus de poids dans votre équipe ?

SC : Sur le papier, je serai protégé, à égalité avec Tom Boonen. Maintenant, je le comprends, un Flamand ne laisse pas facilement la victoire dans le Tour des Flandres. Je veux enfin gagner ma grande classique et je vais toutes les disputer même s'il reste un doute concernant Paris-Roubaix.

Mes employeurs pensent à mon dos dont j'ai souvent souffert mais ce n'est pas ça qui m'empêchera d'être sur la ligne de départ.

Ensuite, je vais disputer les classiques ardennaises, le Tour de Romandie puis couper tout le mois de mai et rester en altitude. Chez moi, puisque la maison que je fais construire à Font-Romeu sera finie en avril.

R : Vous avez porté le maillot jaune et gagné deux étapes en 2011 ? Que vous inspire le parcours de la prochaine édition ?

SC : Il y a beaucoup de nouveautés et je sais qu'en bonne condition, je suis capable de suivre les meilleurs en montagne. J'ai fini 5e au sommet du Mont-Ventoux en 2005 sans avoir profité d'une échappée.

R : Enfin, où se porte votre choix: les Jeux Olympiques ou le Championnat du monde ?

SC : Les deux ! J'ai disputé les Jeux en 2004 en équipe de France avec Richard Virenque, Laurent Brochard, Christophe Moreau et Thomas Voeckler. Un grand souvenir, c'était prestigieux. Et puis le parcours du championnat du monde me convient bien. J'ai des rêves plein la tête.

Edité par Pascal Liétout

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