Cyclisme: Schleck veut "faire les bons choix" pour le Tour

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ANDY SCHLECK VEUT "FAIRE LES BONS CHOIX" POUR GAGNER LE TOUR DE FRANCE
ANDY SCHLECK VEUT "FAIRE LES BONS CHOIX" POUR GAGNER LE TOUR DE FRANCE

par Gilles Le Roc'h

DJABAL AL AKHDHAR, Oman (Reuters) - Le Tour de France, la course de ses rêves, est encore loin mais Andy Schleck y pense déjà. Le Luxembourgeois a accordé un entretien exclusif à l'agence Reuters entre deux étapes du Tour d'Oman, dans lequel il aborde toute l'actualité du cyclisme, y compris la Grande Boucle 2012:

Reuters : Andy Schleck, une nouvelle fois, vous allez axer toute cette saison sur le Tour de France ?

Andy Schleck : Oui. Avec Johan Bruyneel, Kim Andersen et Alain Gallopin, le manager et les directeurs sportifs de RadioShack- Nissan je vais bénéficier de la meilleure 'direction' possible pour me guider sur les routes du Tour. C'est un point fort. Et puis il y a mes équipiers Andreas Klöden, 2e d'un Tour de France, mon frère Fränk, Chris Horner ou Fabian Cancellara. Nous avons le groupe pour gagner. Cette année, notre maillot a changé, des coureurs sont arrivés, d'autres sont partis mais la base est la même. Je suis très content.

Reuters : Et personnellement, que devez-vous faire de mieux pour gagner ?

Andy Schleck : Pour gagner le Tour, je n'ai pas besoin d'un miracle, j'ai été tout près de la victoire à trois reprises. Je dois m'améliorer de 2% dans le contre-la-montre, de 2% dans la montagne. La marche qui me sépare du titre est petite mais je dois faire les bons choix. Le Tour ne se gagnera pas dans le chrono mais dans la montagne où il y aura 25 cols au lieu de 23 en 2011. Je vais faire en sorte de ne pas perdre trop de temps dans le prologue. Le contre-la-montre de Besançon est dur et me convient bien. Je dois donc m'améliorer en prévision du dernier entre Bonneval et Chartres.

Reuters : Que faites-vous pour ça ?

Andy Schleck : Je fais par exemple des sessions de pignon fixe sur le vélo de chrono et sur la piste. Le reste, je préfère ne pas en parler mais je travaille beaucoup.

Reuters : Le Tour de France sans Alberto Contador sera-t-il très différent ?

Andy Schleck : Oui, au départ des coureurs qui étaient contre nous ne vont plus courir pour le podium mais contre moi. Mais si j'attaque en montagne, je ne sais pas s'ils seront capables de me suivre comme le faisait Contador. En 2011, si Contador n'avais pas été là, j'aurais gagné le Tour. J'ai perdu une minute dans la descente de Gap quand il a attaqué. Evans n'aurait pas bougé.

Reuters : Cela ne vous ennuie-t-il pas d'avoir gagné le Tour 2010 sur "tapis Vert", après la suspension infligée à Contador ?

Andy Schleck : Cela me donne de la motivation ! Je vais montrer que je peux le gagner sur le terrain. Pour ce qui est de la suspension de Contador, j'ai été surpris. Les juges ont déclaré que ce n'est pas une affaire de dopage. Alors pourquoi est-il puni ?

Reuters : Quelle relation entretenez-vous avec lui ?

Andy Schleck : Nous ne sommes pas des amis, on se dit 'bonjour', on parle un peu. C'est tout. Le coup de Port de Balès, quand il m'a attaqué sur un saut de chaîne, je ne l'oublierai jamais, ça m'a coûté mon Tour. On ne fait pas ça. Merckx avait attendu Ocana quand il a chuté. Armstrong avait attendu Ullrich aussi. Les grands champions doivent être fair-play et lui ne l'a pas été. D'accord, il avait le droit de le faire mais ça ne se fait pas. C'est comme attaquer sur les Champs-Elysées pour prendre le maillot jaune, ça ne se fait pas.

Edité par Olivier Guillemain

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