Cyclisme - Mondiaux - Bleus : Démare et Bouhanni pointent du doigt le collectif

le
0
Cyclisme - Mondiaux - Bleus : Démare et Bouhanni pointent du doigt le collectif
Cyclisme - Mondiaux - Bleus : Démare et Bouhanni pointent du doigt le collectif

Piégés par le coup de bordure à 180km de l’arrivée, Arnaud Démare et Nacer Bouhanni sont passés à côté de leur sujet lors de la course en ligne des Mondiaux de Doha. Les deux sprinteurs français ont admis que le collectif tricolore n’avait pas été à la hauteur.

Au moment d’établir sa liste de neuf coureurs pour la course en ligne des Mondiaux de Doha, Bernard Bourreau a décidé de donner leur chance tant à Arnaud Démare qu’à Nacer Bouhanni pour viser une médaille, voire mieux, dans un sprint final. Mais les deux leaders de l’équipe de France sont totalement passés à côté ce dimanche, piégés trop facilement par un coup de bordure initié par la Grande-Bretagne, qui a fait le vide autour d’elle, sans piéger Peter Sagan, qui a finalement conservé son titre. Après l’arrivée, les deux sprinteurs français ont tenté d’expliquer les raisons de ce fiasco complet, sans toutefois convaincre.

Un collectif tricolore aux abonnés absents

Arnaud Démare, pour sa part, assure qu’il se doutait qu’un tel scenario allait se produire, mais n’a pas su se mettre en position d’éviter d’être piégé. Le sprinteur de la formation FDJ pointe également le manque de collectif des Bleus à Doha. « Il y a eu des bordures, et c’est sûr que nous n’avons pas été bons ! Nous nous sommes fait piéger par les grosses nations. On savait très bien qu’ils allaient tenter, et nous avons peut-être manqué d’un peu de solidarité face aux autres grandes nations, a regretté Arnaud Démare dans des propos recueillis par la FFC. On voit la bordure se faire, on est dans le vent, et on comprend en l’espace de deux minutes que tout est terminé. » Un manque de soutien que Nacer Bouhanni, autre chance tricolore dans ces Mondiaux, a également souligné. « Il fallait être dans la première bordure, il fallait faire l’effort là, assure le leader de l’équipe Cofidis à la FFC. On a un coureur devant, un autre dans la deuxième. On n’est pas assez représenté, on aurait dû être plus nombreux dans la deuxième. Si on loupe la première, il faut-être deux ou trois au moins dans la deuxième. Là c’était voué à l’échec. »

Démare avait les jambes, Bouhanni regrette le manque d’unité

Les sprinteurs tricolores, en vue cette saison, faisaient partie des outsiders dans ce championnat du monde... Mais ils n’ont pas été en mesure, ou ne se sont pas donné les moyens, d’arriver à exister dans cette course rendue difficile par la température et le vent. « C’est une désillusion totale, on savait à quoi s’attendre et nous nous faisons piéger, tempête Démare. On est nombreux dans ce cas. Une fois que cela s’est fait avec le vent vu qu’ils étaient vraiment en force, il est impossible de revenir devant. Physiquement, il y avait moyen de bien faire, mais peut-être que j’ai été un peu trop patient pour faire le jump. » De son côté, Nacer Bouhanni blâme les autres nations, qui n’ont pas fait le nécessaire pour se donner une chance de remonter sur la tête de course. « Dans notre groupe, je savais que cela n’allait pas le faire. Il n’y avait que les Allemands qui roulaient, il aurait fallu que l’on soit plus de nations à rouler, déplore Bouhanni. On est resté longtemps à une minute, je pensais alors que l’on allait renter, mais quand j’ai vu l’écart monté, j’ai compris que c’était plié. » Mais s’il y en a bien un qui n’a pas dû être surpris par la victoire de Peter Sagan, c’est Arnaud Démare, qui l’a vu à l’œuvre dans le désert : « Le placement était important, les qualités physiques aussi car Sagan a bouché trente à quarante mètres dans le vent afin de revenir sur la première bordure. » Et quelques heures plus tard, le Slovaque a levé les bras quand les Bleus avaient en grande partie déjà quitté la course.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant