Cyclisme: Meersman gagne, Wiggins contrôle dans le Paris-Nice

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GIANNI MEERSMAN REMPORTE LA 4E ÉTAPE DE PARIS-NICE
GIANNI MEERSMAN REMPORTE LA 4E ÉTAPE DE PARIS-NICE

par Gilles Le Roc'h

RODEZ, Aveyron (Reuters) - Le Belge Gianni Meersman a remporté à Rodez mercredi la quatrième étape de Paris-Nice qui n'a rien changé à la hiérarchie établie depuis le début de la semaine, Bradley Wiggins conservant le maillot jaune.

Le coureur de Lotto-Belisol, déjà vainqueur cette année de la première étape du Tour d'Algarve, s'est imposé au sprint devant le Slovène Grega Bole et le Néerlandais Lieuwe Westra.

Dans l'attente de l'explication très attendue jeudi dans le Causse de Mende et ses trois kilomètres d'ascension pentue, le peloton, sous le soleil de Brive la Gaillarde, semblait ouvert à la réussite d'une échappée et au répit pour les coureurs concernés par le classement général.

C'est pourtant une étape tendue, rapide et qui pèsera dans les jambes qui s'est déroulée dans le Quercy et en direction de l'Aveyron.

A l'arrivée, dans le sillage de Meersman peinant à reprendre son souffle, les 57 coureurs du premier peloton avaient le masque témoignant de leur fatigue.

Pour d'autres, c'est l'agacement qui dominait. Les coureurs avaient pris beaucoup de risques dans un final tumultueux, rendu dangereux par une série de ronds-points, dont l'un fut fatal à

Simon Gerrans, deuxième de la troisième étape mardi, et victime d'une chute le privant de rester au contact du peloton.

"C'était un final dangereux, il y avait de la nervosité, Dans le sprint je me suis pris la tête avec Gavazzi, mais c'est un fait de course, pas de souci. Je conserve le maillot jaune, mes jambes répondent bien et mes équipiers n'ont pas travaillé aujourd'hui, c'est parfait", a déclaré le maillot jaune Bradley Wiggins.

Il y eut bien une échappée, déclenchée après six kilomètres par les Français Jean-Christophe Péraud et Pierrick Fedrigo, repris par l'Espagnole Luis Angel Mate, le Belge Bart De Clercq et l'Australien Leigh Howard.

MEERSMAN LE PUNCHEUR

Avec une avance rapidement supérieure à cinq minutes, le coup semblait jouable mais les coureurs de Rabobank, sermonnés par leur directeur sportif Adrie Van Houwelingen pour n'avoir pas su accompagner l'échappée, ont vite engagé la poursuite.

Avec l'aide de la formation Lampre-ISD, les Bataves ont annulé les efforts des hommes de tête, repris à l'approche de Rodez avant que le Belge Thomas De Gendt, le Français Rémi Di Gregorio et l'Allemand Thomas Klöden ne tentent vainement leur chance.

Le sprint, préparé beaucoup trop tôt par la formation Movistar, a échappé à Valverde qui ne put reprendre de nouvelles secondes de bonification. Il a souri à Gianni Meersman, qui trouve à 26 ans, ses ennuis de santé oubliés (trois opérations en trois ans), le terrain d'expression à son talent.

"Ce type d'arrivée pour puncheur me convient bien et je suis très heureux de cette victoire. C'est la deuxième cette année et elle justifie tous les sacrifices que je fais", a dit le vainqueur.

"Je dois dire que je suis redevable envers mon ancienne équipe FDJ, qui a su me conserver dans son effectif quand j'ai été blessé et qui m'a relancé en 2011", a-t-il ajouté.

L'an dernier, après le Tour et sur la foi de ses résultats, Gianni Meersman avait trouvé un accord avec RadioShack pour 2012 où il s'apprêtait à retrouver son père, membre de l'encadrement de l'équipe américaine qui a ensuite fusionné avec Leopard-Trek.

Meersman a fait les frais de l'opération, mais il ne regrette surtout pas d'avoir trouvé refuge au sein de la Lotto-Belisol. Sa liberté d'action y est totale et gagnante.

Edité par Pascal Liétout

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