Cyclisme: le Français Rémy Di Gregorio peut recourir

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LE CYCLISTE RÉMY DI GREGORIO, ACCUSÉ DE DOPAGE, A ÉTÉ INNOCENTÉ
LE CYCLISTE RÉMY DI GREGORIO, ACCUSÉ DE DOPAGE, A ÉTÉ INNOCENTÉ

MARSEILLE (Reuters) - Le cycliste français Rémy Di Grégorio est à nouveau autorisé à courir, un arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence ayant assoupli la mesure de contrôle judiciaire prise dans le cadre de sa mise en examen pour dopage et trafic, a dit mardi son avocat.

Rémy Di Grégorio a fait l'objet par cette décision prise le 27 mars d'une main levée partielle de son contrôle judiciaire, a précisé Me Dominique Mattéi. "Cet arrêt l'autorise de fait à se rendre sur les lieux des compétitions sportives, à reprendre son métier", a-t-il dit à Reuters.

Le coureur reste toutefois mis en examen pour "détention par un sportif de procédé ou produit interdit sans justification médicale dans le cadre d'une manifestation sportive".

Il avait été interpellé à Bourg-en-Bresse le 10 juillet, au matin de la 10e étape du Tour de France, en possession de produits suspects, et emmené par les gendarmes. Il avait été exclu de la Grande Boucle et licencié par son équipe, Cofidis.

De nombreuses expertises ont révélé que les produits présumés dopants étaient en fait des vitamines.

"J'ai été très affecté que l'on puisse me présenter comme un voyou (...) J'ai souffert en raison de ces graves atteintes à ma réputation de sportif. Ce fut une véritable déferlante", dit Rémy Di Grégorio mardi dans le journal La Provence.

"L'équipe Cofidis n'a pas été solidaire avec moi et elle m'a licencié (...) Pour elle, j'étais jugé. Elle est en tort, elle voulait se porter partie civile dans ce dossier, mais cela n'a pas été accepté", déclare-t-il, ajoutant que "le préjudice, tant moral que financier, est énorme."

Le coureur dit avoir l'intention de poursuivre son ancien employeur devant les prud'hommes pour licenciement abusif.

Cofidis explique toutefois dans un communiqué n'avoir pas changé d'avis à la lueur des derniers développements.

"Ce nouvel élément ne modifie en rien notre position quant au licenciement prononcé à l'encontre de Rémy di Grégorio au vu des éléments portés à notre connaissance à l'époque des faits", dit l'équipe sur son site internet.

"Nous avons pris la décision de nous séparer de ce coureur dans la mesure où il avait contrevenu aux règles en vigueur dans l'équipe et rompu la confiance que nous pouvions lui accorder en faisant appel à des moyens et circuits paramédicaux non autorisés par le corps médical de l'équipe, ce qu'il n'a pas contesté."

Jean-François Rosnoblet, édité par Chrystel Boulet-Euchin et Gilles Trequesser

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