Cyclisme: l'avenir doré de Taylor Phinney

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TAYLOR PHINNEY CONFIRME SON POTENTIEL
TAYLOR PHINNEY CONFIRME SON POTENTIEL

par Gilles Le Roc'h

VALKENBURG, Pays-Bas (Reuters) - Le plus bel avenir est promis à Taylor Phinney depuis qu'il a donné ses premiers coups de pédale dans le sillage de ses parents, un ancien vainqueur d'étape du Tour de France et une ancienne championne olympique sur route.

Mercredi, le jeune coureur américain de 22 ans a confirmé son potentiel en allant chercher la médaille d'argent dans le contre-la-montre des championnats du monde, échouant à cinq secondes de la victoire.

Depuis qu'il a décroché en 2009 le titre de champion du monde de poursuite individuelle, Taylor Phinney n'a cessé de progresser.

L'année suivante, il a en effet réussi à conserver son bien tout en gagnant Paris-Roubaix chez les espoirs. Juste avant de passer professionnel chez BMC et de remporter cette année le prologue du Tour d'Italie avec à la clé, trois jours de bonheur à porter le maillot rose de leader.

Présenté comme un futur grand des classiques flandriennes, il est évidemment un très grand rouleur et a sans doute puisé dans sa déception olympique - quatrième derrière Bradley Wiggins, Tony Martin et Christopher Froome - une motivation supplémentaire pour bien préparer le rendez-vous de Valkenburg.

"Avant, j'étais un spécialiste du prologue et j'ai beaucoup travaillé pour bien rouler sur des longues distances. J'ai modifié la position de mes épaules, de mes bras et même de mon casque", a-t-il expliqué mercredi juste après avoir décroché sa médaille d'argent.

"Mon travail porte ses fruits puisque j'ai été mieux qu'aux Jeux olympiques. Ici, il manquait Cancellara, Wiggins et Froome mais compte tenu de l'écart qui me sépare de la médaille d'or aujourd'hui, j'aurais été en mesure de les combattre aussi", a-t-il estimé.

Au final, que lui a-t-il manqué pour s'imposer ?

"Sur ce parcours qui n'était pas fait pour moi, il y avait tellement de virages, de ronds-points qu'il est difficile de savoir où se trouvent ces cinq secondes", a-t-il souligné.

"Je ne peux dire où je l'ai perdu. Je peux juste dire que je l'ai perdu. Je retiens néanmoins que je viens de vivre les deux meilleurs contre-la-montre de ma vie à Londres et à Valkenburg."

"Je grandis, je progresse et pour le futur, j'ai de grandes perspectives. Cela me donne une grande motivation avant les prochains championnats du monde, en septembre 2013 à Florence, en Italie, le pays où je vis toute l'année", a-t-il conclu.

Edité par Olivier Guillemain

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