Cyclisme : L'agresseur présumé de Nacer Bouhanni livre sa vérité

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Cyclisme : L'agresseur présumé de Nacer Bouhanni livre sa vérité
Cyclisme : L'agresseur présumé de Nacer Bouhanni livre sa vérité

L'Est Républicain révèle ce lundi l'identité du présumé agresseur de Nacer Bouhanni. Le récit de l'individu diffère totalement de la version du cycliste.

Et si Nacer Bouhanni avait menti ? C'est une petite bombe qu'ont lâchées les éditions de l'Est Républicain à Besançon, ce lundi. Les journalistes de l'édition locale sont partis à la recherche de cet homme, Albert Kuntz, 57 ans, qui aurait agressé Nacer Bouhanni le… juin dernier alors que celui-ci s'apprêtait à disputer les championnats de France de cyclisme sur route, à Vesoul. Le sprinteur de l'équipe Cofidis, blessé à la main, se retirait alors pendant la course, prétendant, aujourd'hui encore, avoir été agressé sur le chemin de son hôtel. « Nacer Bouhanni et son frère Rayane avaient subi un incessant tapage nocturne de la part d'individus présents dans la chambre d'hôtel voisine, déclarait l'équipe du Français dans un communiqué. Nacer leur a demandé de cesser les nuisances et a alors été agressé par ces personnes alcoolisées. » La version d'Albert Kuntz, elle, diffère en tous points. Notamment dans le déroulement des faits. « On a quitté la noce vers 4 h 30 du matin. Comme on ne connaît pas le coin, un couple d’amis de mon fils nous a raccompagnés à l’hôtel ma compagne et moi. Nous y sommes arrivés vers 5 heures, narre-t-il au quotidien en guise de préambule. On s’est réunis dans ma chambre pour boire une dernière coupe de champagne. En plus de ma copine et moi, il y avait les jeunes qui nous avaient raccompagnés, mon neveu, mon frère et sa femme. On ne faisait que discuter mais il est vrai que j’ai la voix un peu forte. Quelqu’un est venu frapper une première fois à la porte en rouspétant et nous demandant de baisser le ton… Ce qu’on a fait.»

Nacer Bouhanni aurait frappé le premier

Toujours aussi agité, Nacer Bouhanni frappe inlassablement la porte, souhaitant s'assurer de se faire entendre de ses voisins. C'est alors que la discussion s'envenime, et du langage parlé, le cycliste serait passé à un mode de communication plus physique, dira-t-on. « Là j’ai ouvert. Le type en face de moi que je ne connaissais pas m’a donné un coup de pied dans les jambes et m’a dit sors. Je suis sorti, il m’a donné un coup de poing. On s’est empoignés et on a roulé à terre. » Le récit des faits tend alors vers une montée de la violence au fil des minutes, et la scène invraisemblable atteint son paroxysme lorsque le frère de Bouhanni se mêle à la discussion musclée. « De mon côté j’ai reçu un coup de pied au menton par son frère qui a surgi quand ma compagne a voulu tirer Bouhanni pour nous séparer. C’est là que le gardien de nuit de l’hôtel est intervenu menaçant d’appeler la gendarmerie. » Loin d'être calmé pour autant, le sprinteur français aurait achevé son oeuvre en menaçant Albert Kuntz qui a porté plainte depuis, lui aussi. Selon l'Est Républicain, la plainte de Nacer Bouhanni, déposée à Nancy, puis finalement renvoyé au parquet de Besançon, compte tenu du lieu de l'agression, n'a toujours pas été transmise. Affaire à suivre.
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