Cyclisme: John Degenkolb remporte la classique Paris-Tours

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par Gilles Le Roc'h

TOURS (Reuters) - L'Allemand John Degenkolb a fini la saison 2013 en trombe, en s'imposant dimanche au sprint - et sans discussion - dans la classique Paris-Tours devant le Danois Michael Morkov (Saxo Bank-Tinkoff) et le jeune Français Arnaud Démare (FDJ.fr).

Surpris l'année dernière par l'échappée victorieuse de l'Italien Marco Marcato, Degenkolb a cette fois surveillé le peloton avec l'aide de ses équipiers d'Argos-Shimano, suppléés par les coureurs de la FDJ.fr.

Dès le départ donné à Authon-du-Perche, dans l'Eure-et-Loire, les équipes des deux favoris ont fait en sorte d'éviter que le scénario de la saison dernière ne se répète.

Après avoir rattrapé une échappée de quatre coureurs, elles sont restées en tête du peloton, particulièrement attentives au passage des trois côtes du final, propices aux puncheurs.

Quand Degenkolb a vu Marcato attaquer dans la côte de Beau Soleil, il n'a donc pas hésité à faire l'effort pour suivre l'Italien en compagnie du Belge Sep Vanmarcke (Belkin). Et quand Démare a vu Degenkolb se dégager, il y est allé à son tour en compagnie de Sylvain Chavanel (Omega Pharma-Quick Step), Michael Morkov et Jetse Bol (Belkin).

Le peloton s'est reformé mais Bol a poursuivi son effort, contraignant les équipiers des deux favoris à un ultime sacrifice.

Le Néerlandais a été repris dans la dernière ligne droite, voyant passer sur sa droite Mickael Delage et Arnaud Démare, à l'initiative du sprint.

Mais le jeune Français n'a pu résister au surpuissant Degenkolb, déjà vainqueur cette saison d'une étape du Tour d'Italie et de la Vattenfall Cyclassics de Hambourg.

"Le plus gros problème a été de rattraper Bol", a raconté l'Allemand. "Mes équipiers l'ont fait et je me suis retrouvé isolé. J'ai vu deux gars de l'équipe FDJ.fr prendre l'initiative. Démare m'a passé mais je l'ai finalement devancé. C'est un grand champion et je crois qu'on va se retrouver souvent, lui et moi, ces prochaines saisons."

Beau joueur, le coureur français admettait volontiers la supériorité du vainqueur et, fidèle à lui-même, gardait le sourire.

"C'est ma première participation à Paris-Tours", a-t-il dit. "C'est une ferté de finir sur le podium. Mon équipe a fait un gros boulot et je ne devais donc pas louper le coup dans le final (...) J'ai lancé le sprint très tôt mais j'étais un peu plus émoussé que Degenkolb."

Edité par Simon Carraud et Henri-Pierre André

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