Cyclisme: Cadel Evans remporte la 1ère étape du Dauphiné

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par Gilles Le Roc'h

SAINT-VALLIER, Drôme (Reuters) - L'Australien Cadel Evans a annoncé la couleur lundi à moins d'un mois du départ du Tour de France en s'imposant, avec la manière, dans la première étape du Critérium du Dauphiné devant le Français Jérôme Coppel et le Kazakh Andrey Kashechkin.

Le Britannique Bradley Wiggins a endossé le maillot jaune de leader au classement général.

La première étape était disputée sur 187 kilomètres entre Seyssins et Saint-Vallier.

Pour triompher, Cadel Evans a déjoué tous les pronostics dans cette étape, qui semblait promise à un puncheur comme Philippe Gilbert, son équipier, ou à un sprinteur de métier.

La journée aura été riche d'enseignements puisque le Luxembourgeois Andy Schleck, en perdition, a perdu le contact avec le peloton après 500 mètres d'ascension d'une côte de deux kilomètres tandis que Samuel Sanchez, le meilleur grimpeur du Tour de France 2011, a vécu un calvaire après une chute.

Fidèle à l'image qu'il avait laissée de lui dans le dernier Tour de France, celle d'un coureur méthodique, concentré et compétitif, Cadel Evans a démontré qu'il sait toujours aussi bien saisir les occasions de gagner.

L'Australien dégage donc une sérénité à toute épreuve, de nature à fédérer son équipe.

Ses partenaires de la BMC ont d'abord beaucoup roulé derrière six attaquants partis au quatrième kilomètre à l'initiative du Néerlandais Maarten Tjallingii, suivi notamment des Français Giovanni Bernaudeau et Nicolas Edet. Une fois l'échappée rattrapée, Cadel Evans n'a plus quitté les avant-postes.

"J'arrive ici après une longue période d'entraînement, dit-il, et je pensais surtout à reprendre le rythme de la compétition, à organiser le travail en équipe. Pas à gagner aussi vite!"

"IL N'Y AVAIT RIEN À FAIRE"

Dans le bas de la descente vers Saint-Vallier, Jérôme Coppel a produit son effort et, en se retournant, il a vu dans son sillage Evans et Kashechkin.

"J'ai attaqué pour favoriser le sprint de Julien Simon, précise Coppel, mais ça n'est jamais revenu. De nous trois, Evans était vraiment le plus fort et, si j'ai bien manoeuvré dans le dernier virage, il n'y avait rien à faire."

Vainqueur du Critérium International fin mars, Evans est à l'heure. Wiggins, resté dans le peloton, l'est également.

Que dire, en revanche, d'Andy Schleck, largué comme un sprinteur dans une côte qui n'a rien à voir avec le Galibier ? D'autant que le jeune coureur a donné l'impression de ne pas tout donner pour limiter les dégâts.

Le Luxembourgeois, arrivé trois minutes et dix secondes après Evans, est entré dans le bus de son équipe sans dire un mot. Son patron, Johan Bruyneel, peinait à cacher son émoi.

"Ce n'était pas le scénario attendu, assurait le technicien belge, je pense qu'Andy manque de rythme et de compétition. Le Tour est encore loin, et cette semaine va lui permettre de progresser mais il va quand même falloir qu'il s'améliore vraiment."

Le Critérium du Dauphiné avec son contre-la-montre de 53 km jeudi, voire le prochain Tour de France, promet décidément un match opposant Cadel Evans à Bradley Wiggins. Sans que personne ne semble capable, pour le moment, de troubler leur duel.

Edité par Simon Carraud

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