Cyclisme: Bradley Wiggins s'occupe de lui, pas des autres

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BRADLEY WIGGINS S'OCCUPE D'ABORD DE LUI-MÊME DANS LE PARIS-NICE
BRADLEY WIGGINS S'OCCUPE D'ABORD DE LUI-MÊME DANS LE PARIS-NICE

par Gilles Le Roc'h

SISTERON, Alpes de Haute-Provence (Reuters) - Dimanche, au sommet du Col d'Eze, Paris-Nice ne changera rien à la tradition voulant que la victoire de la course cycliste se joue à coups de secondes et Bradley Wiggins, leader depuis le début de la semaine, se montre confiant.

Il est également lucide sur ses chances de devenir le deuxième Britannique après Tom Simpson en 1967, à inscrire son nom au palmarès de l'épreuve.

Vendredi, le leader du Team Sky a de nouveau fait impression en se glissant une nouvelle fois dans le premier groupe d'un peloton fracassé par le vent, en ne cherchant pas à calmer le jeu mais plutôt à inciter ses rivaux piégés, comme Alejandro Valverde, à fournir des efforts.

Une fois la paix revenue, il a géré son effort dans le sillage de ses équipiers, sachant que la bagarre, pour cette journée, était sans doute terminée. Elle le fut.

"C'est une journée passée, on s'approche de Nice, j'ai toujours le maillot jaune sur le dos mais ce n'est jamais fini", a dit l'Anglais.

"Il reste deux étapes, je peux tomber demain et finir à l'hôpital. Je le sais, ça m'est arrivé dans le dernier Tour de France."

Ses jambes, toutefois, ne devraient pas le trahir et le peloton devra franchir, samedi, plusieurs côtes et cols des Alpes de Haute-Provence, surtout le Col de Vence, avant de plonger sur Nice.

Bradley Wiggins sait que le danger sera représenté par le chronomètre de dimanche, contre des coureurs qui ont autant de références que lui dans l'exercice: une mauvaise journée, une erreur de braquet, un surplus de fatigue pourraient rendre aléatoire son avance de six secondes sur Lieuwe Westra, de dix secondes sur Levi Leipheimer.

"Je me méfie de tout le monde mais je me concentre sur moi-même, sur mon contre-la-montre. Les gars qui vont lutter pour la victoire finale ont prouvé qu'ils sont forts. Je le sais et je ne veux pas me préoccuper d'eux. Seulement de moi et de ma préparation", affirme Wiggins.

Toujours très pragmatique, Wiggins prend le soin de situer Paris-Nice dans le plan qu'il respecte depuis le 1er novembre 2011, date de sa reprise d'entraînement.

"Je suis planifié pour le Tour. J'ai commencé ça le 1er novembre. Une victoire dans Paris-Nice ne va pas changer mes plans mais elle serait fantastique pour moi et pour mon équipe. C'est très bon pour la confiance dont j'ai besoin et que m'a déjà donné mon succès dans le Critérium du Dauphiné en 2011", dit-il.

Pour vivre une telle issue, le multiple champion olympique de poursuite et de poursuite individuelle sait qu'il va devoir réussir une grande performance dimanche sur les pentes du col d'Eze, dans un exercice qu'il maîtrise sur le plat mais qu'il n'a jamais gagné en côte depuis le début de sa carrière.

"Le Col d'Eze, je le connais depuis longtemps mais cela nécessite une préparation minutieuse. Je vais aller le voir en voiture, samedi après l'étape, puis en vélo le dimanche matin, et peut-être, si j'en ai le temps, dans la voiture de mon directeur sportif pour suivre un équipier qui s'élancera de bonne heure."

Edité par Chrystel Boulet-Euchin et Henri-Pierre André

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