Cyclisme : Bradley Wiggins, les corticoïdes et le monstre du Loch Ness

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Bradley Wiggins lors de son attaque sur le secteur de Templeuve, lors de Paris-Roubaix, 12 avril 2015.
Bradley Wiggins lors de son attaque sur le secteur de Templeuve, lors de Paris-Roubaix, 12 avril 2015.

Le vainqueur du Tour de France 2012 et son ancienne équipe Sky peinent à dissiper les soupçons nés des révélations sur ses prises de corticoïdes.

Au plus fort de la polémique sur les performances de Christopher Froome, sur le Tour de France 2015, le manager de l’équipe Sky Dave Brailsford avait eu cette formule : « [Ceux qui nous soupçonnent de dopage] feraient mieux de s’installer au bord du Loch Ness et d’attendre le monstre. » C’est pourtant loin des brumes des Highlands qu’est apparu, deux mois après la quatrième victoire de Sky sur le Tour de France, l’indice le plus probant de pratiques antisportives au sein de l’équipe britannique. Il pose une question simple : Bradley Wiggins s’est-il dopé pour gagner le Tour de France en 2012 ?

Un groupe de pirates surnommé « Fancy Bears’ » a obtenu accès aux exemptions thérapeutiques utilisées par certains sportifs – ceux ayant participé aux derniers Jeux olympiques –, et publié en plusieurs vagues ces documents qui permettent de prendre un produit interdit sans être sanctionné pour dopage.

Or, l’un des cas les plus troublants révélés par Fancy Bears’ concerne Bradley Wiggins. Pour vous, il n’est peut-être qu’un vainqueur du Tour de France parmi d’autres. De l’autre côté de la Manche, l’enfant de Kilburn, dans la banlieue de Londres, est une légende du sport : le Britannique le plus médaillé de l’histoire aux JO, depuis qu’il a remporté à Rio sa huitième récompense – dont cinq en or. Et, bien sûr, le premier Britannique vainqueur du Tour de France, en 2012, avec Sky.

Y a-t-il preuve de dopage ? Non. Y a-t-il suffisamment d’éléments troublants pour que Wiggins tombe en ...

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