Cyclisme: Bradley Wiggins a fait le plus difficile

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MORZINE, Haute-Savoie (Reuters) - Le Britannique Bradley Wiggins a fait le plus dur samedi dans le Critérium du Dauphiné, où il brigue un deuxième succès consécutif, en négociant parfaitement négocié l'étape des grands cols.

Il sait que la dernière étape, dimanche, de Morzine à Châtel, avec le col du Corbier pour principale difficulté, sera moins compliquée à gérer.

Même s'il ne crie pas victoire, le leader du classement général s'avoue très content, à 24 heures d'un second succès.

Reuters : Vous semblez très satisfait au terme de cette étape de haute montagne ?

Bradley Wiggins : Oui, ce fut une journée parfaite. C'était bon d'atteindre le sommet de Joux-Plâne dans un petit groupe avec trois de mes équipiers. C'était l'étape la plus difficile. La situation était idéale avec une échappée que nous avons bien maîtrisée.

Reuters : En atteignant le sommet de Joux-Plâne avec les meilleurs, vous avez délivré un message à vos rivaux ?

BW : Je ne suis pas là pour faire passer un message mais pour faire le meilleur boulot, comme chacun d'entre nous du Team Sky à son niveau. Sans arrogance, nous ne sommes pas là pour ça et nous savons bien que dans le Tour ce peut-être différent de ce que nous vivons dans le Dauphiné.

Reuters : Comment avez-vous réagi à l'attaque de Cadel Evans dans la descente de Joux-Plâne ?

BW : Dans la descente, je savais qu'il allait attaquer parce qu'il n'abandonne jamais. Ce n'était pas la peine de prendre des risques. On en avait parlé avec Sean Yates, mon directeur sportif, et nous étions prêts à lâcher 10-15 secondes. Cela aurait été différent s'il avait attaqué dans l'ascension. Je sais que dans le Tour de France il ne lâchera rien. C'est un grand champion.

Reuters : Votre travail collectif aujourd'hui a ressemblé à ce que faisait Lance Armstrong ?

BW : Oui c'était similaire à ce que faisaient Banesto pour Miguel Indurain et US Postal pour Armstrong. Nous cherchons à être efficaces, à prendre la course au jour le jour, en restant concentrés. Je ne m'occupe pas des autres, je suis concentré sur moi-même. Sur l'équipe. Je ne peux pas prédire ce qui va arriver dans un mois en regardant mes adversaires ici. Je n'en tire pas de conséquences. En juillet, une chose est certaine, il n'y aura pas de surprise.

Edité par Gregory Blachier

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