Cyclisme: Boonen gagne, Wiggins maillot jaune de Paris-Nice

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BRADLEY WIGGINS, MAILLOT JAUNE DE PARIS-NICE
BRADLEY WIGGINS, MAILLOT JAUNE DE PARIS-NICE

par Gilles Le Roc'h

ORLEANS (Reuters) - Le Britannique Bradley Wiggins s'est emparé lundi du maillot jaune de Paris-Nice à l'issue de la 2e étape remportée par le Belge Tom Boonen et qui pourrait d'ores et déjà avoir fait le tri des prétendants à la victoire finale.

Deux jours de course, pas une seule côte escaladée, et déjà le petit monde de Paris-Nice a conscience que cela se jouera entre quelques noms, ceux du groupe de 21 coureurs qui se sont présentés détachés et détrempés à Orléans, où Boonen a devancé l'Espagnol Jose Joaquim Rojas et l'Allemand John Degenkolb.

Le vent, il n'était question que de ça au départ de Mantes-la-Jolie. Si le peloton a musardé en début d'épreuve, tout le monde savait bien que la bagarre aurait lieu et ferait des victimes parmi les leaders d'équipe.

L'attaque en solitaire d'Olivier Kaisen n'eut aucune incidence sur le scénario qui s'est écrit après le contrôle de ravitaillement d'Authon-la-Plaine, au détour d'un rond-point et d'un léger changement de direction.

"Cela s'est fait sans réelle accélération", assure l'un des bénéficiaires de la journée, le Français Arnold Jeannesson, quinzième du dernier Tour de France.

"Il ne fallait pas s'endormir en début d'étape, rester éveillé et bien placé et attendre. C'est ce que j'ai fait", ajoute le coureur de FDJ-BigMat.

Les 21 coureurs de tête ont bénéficié très vite d'une minute d'avance. Devant, il y avait quatre coureurs de la formation Omega Pharma-Quick Step, Tom Boonen étant entouré du champion de France Sylvain Chavanel, de Levi Leipheimer et de Nikolas Maes.

Alejandro Valverde était soutenu par Rojas, Wiggins par Geraint Thomas, Tejay Van Garderen par Taylor Phinney et, puisqu'il s'agit d'énumérer ceux qui peuvent désormais prétendre à un bon classement à Nice, Arnold Jeannesson, Maxime Monfort étaient esseulés mais bien contents d'être là.

COURSE "BRUTALE ET DIFFICILE"

Paris-Nice a vécu le scénario de 1999 dans l'étape de Sens et de 2004 dans celle de Montargis en éliminant, dans la plaine ouverte au vent, la plupart des prétendants à la victoire.

"Heureusement, il n'a plu que dans les 25 derniers kilomètres, raconte Tom Boonen. C'était une course brutale et difficile. Dans mon équipe, nous n'avions pas en tête de créer une bordure mais tout le monde savait que ça allait arriver".

"Moi-même, j'ai failli la louper avec Levi Leipheimer en prenant un rond-point du mauvais côté", ajoute-t-il.

A l'arrière, l'équipe Saur-Sojasun du Français Jérôme Coppel, piégé, a eu le mérite de maintenir l'écart dans des proportions raisonnables, à 2'29" du premier groupe.

Le maillot jaune Gustav Larsson, les anciens vainqueurs de Paris-Nice Tony Martin et Luis-Leon Sanchez, Frank Schleck, Denis Menchov, Thomas Voeckler, Nicolas Roche et Damiano Cunego faisaient eux aussi partie des relégués.

Plus loin, dans un groupe de 70 coureurs, Andy Schleck, Richie Porte, Jean-Christophe Péraud), Ivan Basso, Janez Brajkovic les huit coureurs de l'équipe Cofidis constataient les dégâts.

La victoire, au sprint et dans un faux plat montant, est revenue en force à Tom Boonen qui n'avait plus disputé Paris-Nice depuis 2007. Ses victoires au Tour de San Luis, au Tour du Qatar et Paris-Nice témoignent de son retour au premier plan avant les classiques du printemps dont il fait évidemment un objectif prioritaire.

Quant à Wiggins, maillot jaune sur le dos, il distille les mots avec précision. "Après deux jours de course, dit le leader du Team Sky, la situation est très bonne. Il me reste à surveiller Leipheimer et Van Garderen, peut-être Chavanel et Valverde", diagnostique-t-il.

Edité par Pascal Liétout

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