Cyclisme: "Bientôt le Brésil, la Russie et l'Inde", dit Rumpf

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par Gilles Le Roc'h

PEKIN (Reuters) - Le Suisse Alain Rumpf, après avoir été le directeur de l'UCI Pro-Tour, vit avec délectation la création du Tour de Pékin, premier grand événement revendiqué par le "Global Project of Cycling", une filiale de l'UCI dont il a la charge, comme il l'a expliqué à Reuters.

Reuters: Que représente le Tour de Pékin pour l'UCI ?

Alain Rumpf: C'est le premier événement du GPC (Global Project of Cycling) et le fait qu'il se déroule en Chine a tout son sens. Le Tour de Pékin n'est pas seulement une course cycliste organisée en Chine. Pékin connaît de plus en plus de problèmes avec son trafic routier qui a explosé ces dernières années. Le maire et son adjoint Liu Jing Min, qui a été le premier à nous contacter, ont le souhait de rappeler le statut du vélo qui fut le moyen de transport historique dans Pékin et de faire la promotion d'une machine qui assure une bonne santé et une bonne qualité de vie. Il y a également l'envie de perpétuer l'héritage olympique. En ce moment, et dans le même temps du Tour de Pékin, se déroulent le tournoi de tennis et en 2015 se dérouleront ici les championnats du monde d'athlétisme.

Reuters: Le Tour de Pékin est-il condamné au succès afin d'assurer celui de votre projet ?

A.R.: C'est le premier événement du genre pour nous et c'est le moyen de montrer ce qu'on peut faire mais nous ne voulons pas créer un modèle que nous reproduirons à l'identique ailleurs. Ailleurs justement, nous devrons nous adapter à la culture et à la politique de chaque pays.

Reuters: Quels sont ces pays ?

A.R. Des pays où le développement économique est important et ce n'est pas un hasard. Ce pourrait être le Brésil, la Russie et l'Inde.

Reuters: Ces nouvelles compétitions ne feront-elles pas le malheur du calendrier européen ?

A.R.: C'est parce que nous voulons sauvegarder ce qui fait l'histoire du cyclisme tout en assurant sa promotion dans le monde que le calendrier est fabriqué par des représentants de toutes les familles du cyclisme. En nous exportant, nous offrons des débouchés aux organisateurs de course et je pense que la société ASO est heureuse d'être associée à ce projet en Chine. Beaucoup des sponsors d'équipes font le voyage cette semaine et notamment les principaux dirigeants de la société RadioShack. Les équipes sont ici avec de très grands champions mais ne retirent rien aux épreuves qui se déroulent dans le même temps en Europe. L'UCI a le souhait de rester cohérente.

Edité par Chrystel Boulet-Euchin

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