Cyclisme: Andy Schleck forfait pour le Tour

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Cyclisme: Andy Schleck forfait pour le Tour
Cyclisme: Andy Schleck forfait pour le Tour

par Gilles Le Roc'h

PARIS (Reuters) - Le Luxembourgeois Andy Schleck, blessé, ne disputera pas le Tour de France qu'il rêvait de gagner sur la route après avoir bénéficié d'une victoire sur tapis vert en 2010, après la suspension pour dopage de son rival Alberto Contador.

"Je ne pourrais pas y aller (au Tour de France)", a-t-il dit, mercredi, lors d'une conférence de presse à Luxembourg.

Victime d'une rafale de vent le 7 juin pendant le contre-la-montre du Critérium du Dauphiné, il s'était retrouvé à terre et avait terminé, le cuissard arraché, cuisse et fesse droites en sang, à plus de dix minutes du vainqueur Bradley Wiggins.

Il avait abandonné deux jours plus tard se plaignant de ne pouvoir pédaler convenablement tant il avait mal à une jambe. Des radios ont, depuis, révélé une fracture du sacrum.

Son médecin, Torsten Gerich, a précisé que ce type de blessure nécessitait quatre à six semaines d'arrêt et que la pratique du cyclisme n'était pas possible.

Cette blessure le contraint donc à ne pas s'aligner au départ de Liège le 30 juin dans un Tour de France qu'il avait de toute façon mal préparé.

Cette saison avait débuté pour lui par un choc. Son Team Leopard-Trek, créé en 2011 pour lui et son frère Franck par l'homme d'affaires luxembourgeois Marc Becka, avait fusionné avec RadioShack-Nissan, dirigé par Johan Bruyneel.

L'ancien patron de Lance Armstrong s'est entouré de ses habituels adjoints, donnant à Kim Andersen, le mentor des deux Schleck, un poste de directeur adjoint, jugé dégradant par ses amis.

Depuis que les deux parties de cette équipe se sont retrouvées, Bruyneel n'a pas réussi à casser les clans liés à leur histoire. Au premier stage hivernal, il a dû composer avec une partie de son équipe parlant en allemand quand il souhaitait que tous le fassent en anglais.

À UN TOURNANT

Le printemps, dans le sillage de Fabian Cancellara concentré sur ses classiques, a quelque peu arrangé les choses mais l'incompréhension avec Andy Schleck a perduré.

Le Luxembourgeois n'a pas supporté d'être séparé de son frère, engagé sur des courses différentes des siennes. Il a abandonné Paris-Nice en prétextant un virus. Il semblait sur la bonne voie dans le Circuit de la Sarthe mais est passé à côté de son sujet dans Liège-Bastogne-Liège.

Dans la première étape du Critérium du Dauphiné, il a été distancé dans une côte de deux km et s'est plaint de manquer de rythme et de compétition. Puis il a été lâché le lendemain en précisant que finir 50e ou 60e "ça ne changeait rien". Il y eut ensuite sa chute entre Villié-Morgon et Bourg-en-Bresse.

Il s'épargnera une possible humiliation dans la Grande Boucle, son retard dans sa préparation ne semblant pouvoir être surmonté dans une épreuve comprenant plus de 100 km de contre-la-montre et qui n'était pas taillée pour lui.

A 27 ans, Andy Schleck, coureur surdoué, est à un tournant.

Peut-être souhaitera-t-il faire jouer la clause qui lui permettrait de redémarrer ailleurs, mais il doit surtout penser à sa fin de saison. Et aux championnats du Monde qui se dérouleront à Valkenburg, aux Pays-Bas, en septembre sur un parcours lui convenant parfaitement.

Auparavant, il devrait s'aligner à la Vuelta dessinée pour les grimpeurs et puncheurs et qui le verrait défier Alberto Contador qui, c'est une certitude, sera prêt.

Avec Elizabeth Hagedorn à Luxembourg, édité par Chrystel Boulet-Euchin et Gilles Trequesser

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