Cyberharcèlement : les garçons aussi sont victimes

le
0
Cyberharcèlement : les garçons aussi sont victimes
Cyberharcèlement : les garçons aussi sont victimes

Ce sont des textos, des photos qui circulent dans le huis clos des classes et qui peuvent faire des ravages. Quand Maxence, 14 ans, a appris qu'un SMS circulait entre ses copains le traitant de « fiotte » parce qu'il n'avait vu aucun match de l'Euro, il a eu un choc : « J'ai trouvé ça crade », confie l'ado, qui a tout de suite soupçonné qui était l'auteur. « J'ai eu la nausée pendant une semaine, j'ai coincé le mec. On s'est expliqués en public, il s'est excusé et les choses se sont tassées. » La cyberviolence, dans les collèges et les lycées, n'est plus réservée aux filles qui osent poster une photo d'elles en maillot de bain ! Les garçons aussi ont droit à leur lot d'insultes ou de clichés insidieux, destinés à lancer la rumeur sur les réseaux sociaux auprès de leurs camarades. Le phénomène concerne « deux garçons par classe », révèle la première étude en France sur le cybersexisme.

 

Coordonnée par le centre francilien Hubertine-Auclert pour l'égalité femmes-hommes auprès de 1 500 collégiens et lycéens d'Ile-de-France, cette enquête montre que si 20 % des filles rapportent avoir déjà été insultées en ligne pour une jupe (soi-disant) trop courte ou un maquillage (soi-disant) trop appuyé, 11 % des garçons affirment avoir fait l'objet de remarques humiliantes en ligne sur leur poids, leur taille ou toute autre particularité physique.

 

« Il y a pas plus normatif qu'un ado. Alors, dès qu'un garçon est un tant soit peu féminin par rapport à la norme ou s'écarte des codes vestimentaires du groupe, le grand jeu consiste à venir l'embêter sur son identité sexuelle. Généralement, les garçons sont les plus virulents entre eux sur ce terrain-là, mais l'effet de groupe jouant, toute la classe finit par embrayer, même sans trop y croire », confirme Justine Atlan, de l'association e-Enfance, spécialisée dans la protection des mineurs sur Internet.

 

« L'une des insultes les ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant