Cybercriminalité: une délinquance difficile à mesurer

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Cybercriminalité: une délinquance difficile à mesurer
Cybercriminalité: une délinquance difficile à mesurer

Des cyberattaques qui se multiplient, des escroqueries via internet de plus en plus perfectionnées et des criminels qui se professionalisent: la menace de la cybercriminalité n'a jamais été aussi lourde, bien que les spécialistes peinent à cerner son ampleur.Alors que s'ouvre mardi à Lille le Forum international de la cybersécurité (FIC), lancé par la gendarmerie nationale, cette délinquance reste difficile à mesurer."Les statistiques ne sont pas opérantes. Il faut parfois multiplier par dix ces chiffres d'abord parce que les victimes ne sont pas conscientes de l'être mais aussi parce que certaines d'entre elles, comme les entreprises, renâclent à déposer plainte par peur de nuire à leur réputation", explique le lieutenant-colonel Philippe Mirabeau, chargé de mission cybersécurité auprès du directeur général de la gendarmerie nationale.L'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP) concède que les infractions recensées par les forces de l'ordre ne permettent "pas une mesure directe des phénomènes liés à la cybercriminalité". Toutefois, dans son dernier bilan, l'ONDRP constate une hausse vertigineuse des accès ou maintiens frauduleux dans un système de traitement automatisé de données (STAD), fréquents dans les vols de données aux entreprises, 1.427 faits en 2012 contre 419 en 2009 (+240%). Si les infractions de falsifications des cartes bancaires sont en baisse (29.796 en 2012), les atteintes aux droits de la personne augmentent (2.300 faits en 2012 contre 1.235 en 2009, soit+86%) tout comme les atteintes sexuelles (455 faits en 2012) dont l'écrasante majorité touche à la pédopornographie.Par ailleurs, ces statistiques ne permettent pas d'appréhender les dégâts infligés chaque jour aux entreprises, qui veulent assurer elles-mêmes leur sécurité et qui renaclent à demander l'aide des forces de l'ordre en cas de cyberattaques. Risques pénals moindres Pourtant, elles ...

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