Cyberattaque contre l'iCloud d'Apple en Chine-blog

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(Actualisé avec réaction gouvernementale au §6) BOSTON/PEKIN, 21 octobre (Reuters) - L'iCloud, le service de stockage de données d'Apple AAPL.O , a subi en Chine une cyberattaque à laquelle le gouvernement pourrait être lié, rapporte mardi le site chinois Greatfire.org. Les pirates ont interposé leur site internet entre les utilisateurs et le serveur d'iCloud, interceptant ainsi des données pour potentiellement accéder à des mots de passe, iMessages, photos et contacts, écrit Greatfire.org dans un blog. Greatfire.org, qui surveille la censure d'internet en Chine, note que l'attaque rappelle des piratages dont ont été victimes Google GOOG.O , Yahoo YHOO.O ou la messagerie Hotmail de Microsoft MSFT.O , laissant ainsi entendre que le gouvernement pourrait être impliqué. Contactés par Reuters, deux experts indépendants de sécurité informatique ont jugé ces informations crédibles. "Tout ce que j'ai pu voir va dans ce sens", a déclaré Mikko Hypponnen, directeur de la recherche chez F-Secure. "Le gouvernement chinois s'en prend directement aux utilisateurs chinois des produits d'Apple." Interrogée sur la cyberattaque, Nua Chunying, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, a assuré lors d'un point de presse que la Chine était "résolument opposée" au piratage. Le gouvernement lui-même a été la cible de telles attaques, a-t-elle ajouté. Le piratage intervient quelques semaines après l'annonce par Apple que ses clients chinois pourront stocker des données sur iCloud à partir de serveurs de China Telecom 0728.HK . Il coïncide également avec le lancement commercial de l'iPhone 6 en Chine, qui a débuté vendredi après des semaines de difficiles tractations avec le gouvernement. Il n'était pas clair si l'attaque perdurait. Apple n'a pas répondu à une demande de commentaire. Un porte-parole de China Telecom a démenti toute implication de l'opérateur chinois. "Ces accusations sont fausses et dénuées de tout fondement", a-t-il dit. Apple avait motivé son choix de China Telecom par le souci d'offrir des services plus rapides à ses clients chinois, et le groupe américain avait alors vigoureusement rejeté l'idée que cela pourrait mettre en péril les données des utilisateurs. Les Etats-Unis et de grands groupes occidentaux ont accusé la Chine d'être derrière des cyberattaques visant des sites d'entreprises ou d'administrations publiques mais Pékin a toujours rejeté ces accusations. (Jim Finkle à Boston, Gerry Shih et Ben Blanchard à Pékin; Véronique Tison pour le service français)


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