Cuba, un futur eldorado pour l'immobilier ?

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En visite officielle, François Hollande compte notamment sur le BTP pour signer des contrats. Quant aux agences immobilières, balbutiantes, elles ne demandent qu'à se développer.

Placée sous le signe de la diplomatie économique, la visite de François Hollande a Cuba mise notamment sur le secteur de l'immobilier et du bâtiment. Dans un pays où les infrastructures ont bien besoin d'un coup de neuf, les grands groupes du BTP sont évidemment à l'affût pour décrocher de gros contrats. Et les géants tricolores tels que Bouygues, Eiffage ou Vinci comptent bien tirer leur épingle du jeu.

Mais au-delà de la construction neuve, Cuba regorge d'opportunités pour la création d'agences immobilières. En effet, les Cubains sont généralement propriétaire de leur logement. Ceux qui l'étaient avant la révolution le sont resté tandis que les autres, le sont devenu. Ils ont récupéré les logements des exilés, ceux qui ont fui l'île après l'arrivée au pouvoir de Fidel Castro, qui ont été répartis par les autorités. Des confiscations qui font cependant l'objet d'un contentieux entre Cuba et les États-Unis, qui réclament qu'on les restitue ou qu'on dédommage les propriétaires.

2300 propriétés répertoriées

Pendant plusieurs décennies, les ventes immobilières étaient interdites, seul le troc était toléré. Résultat: un vaste système d'échange baptisé «permuta» s'était mis en place. Généralement, il s'agissait d'échanger un bien en bon état contre une propriété plus vaste mais nécessitant des travaux. Rien n'empêchait cependant le versement de dessous de table pour ajuster des transactions trop déséquilibrées.

Depuis 2011, il est désormais possible aux Cubains de vendre et acheter des maisons et autres immeubles. Mais l'organisation de ce marché se fait à petit pas. En février dernier, un reportage publié sur le site de Radio Canada, identifiait deux agences immobilières ayant pignon sur rue à La Havane. L'une d'entre elle, répertoriait 2300 propriétés et en aurait vendu 800 en moins d'un an. Quant à la seconde, située dans le c½ur historique de la capitale cubaine, elle semble se spécialiser dans les logement pouvant être loués aux touristes.

Il reste donc bien de la place pour des réseaux immobiliers structurés qui pourraient se développer en franchise sur l'île. Le reportage identifie cependant un problème majeur dans ce marché immobilier naissant: les difficultés à se fournir en matériaux de construction neuf pour rénover des logements qui en ont bien besoin. Peut-être que l'ouverture aux géants du BTP pourrait aussi faciliter la donne en matière d'approvisionnement des particuliers.

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