Cuba : Pour Obama, "le vrai méchant, c'est l'État islamique".

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Dans Little Havana, à Miami, les gens réagissent à la nouvelle de la libération d'Alan Gross en échange de trois espions cubains.
Dans Little Havana, à Miami, les gens réagissent à la nouvelle de la libération d'Alan Gross en échange de trois espions cubains.

Le Point : jusqu'à présent, quelles étaient les conséquences de l'embargo pour les Cubains ?Jean-Jacques Kourliandsky* : Il les soumettait à toutes sortes de contraintes. Par exemple, ils n'avaient pas accès au crédit international. Les banques devaient répondre à des critères très contraignants, notamment depuis la loi Helms-Burton (Cuban Liberty and Democratic Solidarity Act of 1996, loi fédérale américaine qui renforçait l'embargo, NDLR). Elle pouvait les mener aux tribunaux aux États-Unis, s'ils étaient soupçonnés d'activités de crédit à Cuba ou pour des acteurs ayant des activités à Cuba. C'est ce qui s'est passé avec la BNP ou, plus récemment, avec la Commerzbank. Les Cubains qui prenaient la nationalité américaine et avaient une activité hôtelière pouvaient aussi être accusés d'occuper des lieux qui ne leur appartenaient pas... La propriété des marques était aussi un problème, comme pour Pernod-Ricard, attaqué aux États-Unis par Bacardi. De façon générale, l'embargo engendrait un surcoût pour toute l'économie cubaine. Par exemple, pour l'informatique, il fallait tirer des câbles spéciaux, etc. Ces difficultés ne permettent pas, à elles seules, d'expliquer les difficultés de l'économie cubaine, mais elles n'ont certainement pas aidé.Le régime cubain a pourtant toujours avancé l'excuse de l'embargo pour les expliquer, quelles sont donc les vraies raisons ?Ce sont celles de tout régime...

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