Cuba : le pouvoir a besoin de l'Église catholique

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Dans un pays où le Parti communiste contrôle la plupart des organisations de la société civile, le régime cubain avait besoin d'un interlocuteur considéré comme indépendant.

«Notre gouvernement et l'Église catholique apostolique et romaine à Cuba entretiennent de bonnes relations», a expliqué Raul Castro lors de son discours de bienvenue au pape Benoît XVI à Santiago de Cuba, mardi. Pour le pouvoir castriste, l'Église constitue en effet un partenaire précieux. Dans un pays où le Parti communiste contrôle la plupart des organisations de la société civile, le régime cubain avait besoin d'un interlocuteur considéré comme indépendant. En 2010, pour se débarrasser de la question des prisonniers politiques et donner ainsi des signes d'ouverture, c'est naturellement vers l'Église catholique que le pouvoir s'est tourné. Il n'était pas envisageable pour Raul ­Castro d'entamer des discussions avec les organisations de dissidents dont il conteste la représentativité et dont il dénonce le financement par Washington. C'est donc le cardinal Ortega qui a servi de médiateur et qui a contacté directement les prisonniers, un à un, sur leur lieu d

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